Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
En lisant l’article intitulé «Où va l’humain» publié le 4 août dernier, je me suis demandé si l’auteur avait entendu la conversion que j’ai eue avec une personne inquiète de l’avenir de ses petits-enfants.
Nous formons une société aux expériences variables selon les groupes d’âge. Certains se rappellent des familles constituées de différentes générations où l’expérience des aînés devenait l’éducation des plus jeunes. C’est ainsi que les valeurs prenaient forme selon l’héritage familial et culturel.
Les gens étaient peu instruits et l’élite fréquentait les milieux religieux qui inculquaient à la fois les valeurs humaines et culturelles à ces fines fleurs d’une société innovatrice dans sa manière de repenser l’avenir. Maintenant, on pense autrement mais a-t-on évolués dans ses rapports humains?
L’humain est à la recherche de lui-même et il se perd dans ses inventions. Jadis il croyait en un Dieu et se soumettait à ses directives révélées et enseignées avec autorité. Aujourd’hui il croit aux nouvelles technologies et se soumet aisément à des applications incompréhensibles, en autant qu’elles aient les raccourcis qui donnent selon son désir immédiat. C’est la loi du moindre effort dans tous les domaines et cette loi est plus forte que la foi de nos parents.
L’humain est un mauvais gestionnaire de son temps tant il ne sait plus que faire de sa créativité. Pire, il ne croit plus en sa fécondité intellectuelle et culturelle. Alors il invente au-delà de ses besoins en concevant de nouvelles nécessités. Il emprunte d’ailleurs et imite ce qui a déjà été fait. Si c’est bon pour eux, pourquoi faire l’effort d’être autrement? On réécrit la même histoire mais cette fois-ci c’est plus vrai car nos logiciels sont plus compatibles pour comprendre, croyons-nous!
Dieu ne peut rien envers une personne qui ne croit plus en elle-même ni en ses capacités créatrices. Elle a oublié qu’elle est à l’image et à la ressemblance de son Créateur et elle croit plus en sa perdition qu’en sa résurrection. Alors elle s’invente un monde artificiel en appelant Amour tout ce qui lui fait plaisir. Elle s’est dotée d’une loi qui l’assure de mourir dans la dignité. Mais qui va lui apprendre qu’avant de mourir il faut d’abord vivre dans la dignité? Est-ce là son désir de vivre? Je pose la question sans prétention ou préjudice. Pour ma part, si je nie l’existence d’un Dieu Créateur, je ne peux que renier l’être unique que je suis dans mes bourgeons de vie au cœur de mes relations humaines.
Daniel LeClair ptre
La Baie / Bas-Saguenay