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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Une page d'histoire à la portée de la main

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On m’a offert un laisser –passer pour le site de la Nouvelle-France de Saint-Félix d’Otis. J'y suis allé avec une amie. Ce site a été connu pour le tournage du film ROBE NOIRE en 1990. On a depuis investi une certaine somme d'argent et d'énergie pour en faire un centre touristique agréable.

Le spectacle CABRIOLES est à voir. C’est l’histoire d’un Hugo de Rouen qui arrive de France pour y faire fortune. Il lui faut un métier. Les scènes sont loufoques et entraînent le rire. La participation d’un spectateur est mise à contribution. Finalement, il deviendra amuseur publique en faisant équipe avec son concurrent de la scène. C'est un scénario simple et bien pensé. Le jeu des artistes est divertissant. Les numéros de jongleurs, les prouesses d’une trapéziste et  l’adresse des chevaux nous font oublier les sièges un peu inconfortables des estrades. On ne voir pas l’heure du spectacle s’écouler.

La visite touristique de ce lieu ne se compare pas au Village Acadien du Nouveau-Brunswick. Les budgets d'opération ne se comparent pas. Mais les interprètes y sont néanmoins de qualité. Nous sommes guidés vers un village Hurons tout près de l’accueil. Une brève leçon d’histoire nous permet d’apprécier le mode de vie des premiers occupants de ces terrains fertiles et encore inconnues. Les maisons longues et les murailles artisanales qui encadraient la manière de vivre de l’époque nous situent dans une autre vie. On explique bien la culture matricide où la mère est au cœur de la vie de la tribu. La grand-mère était l’âme de la vie, la sagesse incarnée de la communauté. Certes, il fallait un homme pour assurer le rôle du chef de la tribu, mais celui-ci était nommé par les grands-mères qui constituaient le grand conseil de la bande. La femme y est porteuse éducatrice de la vie alors que l'homme est le défenseur et le pourvoyeur.

Un tramway motorisé nous amène ensuite à la haute ville de Québec en 1630. La tournée commence par une visite à l’église où un bon Jésuite de l’époque nous attend. Selon lui, nous étions de la dernière flottille arrivée de la vieille France. Il nous considérait comme était alors perçus ces nouveaux arrivants. En réfléchissant à sa manière quelque fois loufoque de nous étaler ses propos, nos ancêtres n’étaient pas tous  des gens aux grandes ambitions. J’aimerais approfondir l’origine des «filles du Roi» de l’époque. La colonisation était un défi de taille. La traversée avait été laborieuse et le séjour n’allait pas être de tout repos. Nous avons ensuite visité les lieux aménagés de la haute ville. On a pu voir une réplique de la résidence des Jésuites, de Samuel de Champlain, un dortoir pour accommoder les nouveaux arrivants et le magasin général. À ce dernier lieu, un jeune interprète s’informait de notre voyage en mer. Combien ont eu le mal de mer, combien de passagers ont péri en mer. Il s’informe si nous avions vu un bateau de cargaison qui lui était destiné car sa dernière commande retarde beaucoup. Il craint que le bateau ait été victime des pirates ou d’un naufrage.

Nous descendons ensuite dans la basse ville, là où le film «Robe Noire» a été tourné et un autre film dont le nom m’échappe. Ce deuxième film a eu Marina Orsini comme personnage principal. On a pu voir les «cabanes» qui faisaient office de maisons familiales de l’époque. Une Montagnaise d’origine nous accueille dans ce qui devait être le magasin général de la basse ville. Nous avons eu une leçon d’histoire sur la manière de faire des amérindiens de l’époque. On se faisait des ustensiles et des outils de travail à même la nature, des aiguilles à coudre faites d’os d’oiseau, un os d’orignal pour faire un couteau finement aiguisé, des nerfs d’orignaux qui servaient de fils à coudre les peaux.

Nous n’avons pas visité la forge et une cordonnerie par manque d’interprètes. Ce sont probablement des développements touristiques à prévoir pour le bénéfice des visiteurs à venir. Un élément toutefois à ne pas sous-estimé est la présentation des découvertes archéologiques. J’aurais aimé avoir plus de temps avec l’archéologue qui nous a trop brièvement partagé les découvertes récentes en ces lieux historiques. Ce site a raison de s’appeler «La Nouvelle-France.» S’il connaissait des investisseurs audacieux, il sera voué à un bel avenir. Entre temps, l’expérience d’une visite en vaut le détour.

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