Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

L'urgence spirituelle

ATT242768-1-.jpg

On a dit du troisième millénaire : «Il sera spirituel ou il ne le sera pas!» En faisant un survol des treize premières années de ce nouveau siècle, il faut est d’admettre que la spiritualité n’est probablement pas au rendez-vous. On peut néanmoins sentir une nouvelle philosophie de la vie ou une nouvelle manière de concevoir les événements du monde. Sommes-nous à marcher sur une glace mince tellement fragile qu'elle est prête à se rompre en tout temps?

La spiritualité nourrit la philosophie. En fait, c'est sa matière première. C’est comme une rivière qui active une turbine de laquelle émane un mécanisme de fonctionnement. Il en découle une capacité d’agir pour transformer les troncs d’arbre en produits dérivés tels que les madriers, les planches et les bardeaux. Dans la société, les produits dérivés s’articulent dans les différentes sciences telles que la théologie, la sociologie, la psychologie, l’oncologie, etc. Ces sciences n’ont de sens que par la logique qui les anime. La théologie devient alors un discours logique sur Dieu, la sociologie comprend un discours logique sur la société, la psychologique explique dans un discours logique le comportement humain et l’oncologie défend le discours logique des infections. De ces formes de discours logiques découlent une philosophie de base telle une turbine à la source de la production. Or, dans le cas qui nous préoccupe, la turbine n’est fonctionnelle que par l’eau qui l’active. C’est ici qu’on peut saisir l’urgence d’une spiritualité saine afin que le discours sur la société, les comportements et les infections soit porteur de guérison.

Pour sa part, la spiritualité se nourrit de ce qu’elle entend alors que la philosophie s’exprime à partir de ce qu’elle voit et ce qu’elle constate. Lors d’une liturgie des funérailles, il y a une formule que je n’utilise jamais. Moi je vois ce que je suis à lire. Or, je vois et je dis : «Il est temps de dire à Dieu à notre frère (ou sœur)» alors que les gens entendent «il est temps de dire adieu…» L’assistance n’entend pas ce que je dis. La spiritualité reconnaît un Principe premier qu’on appelle Dieu. Or, la société ne veutnpas entendre un tel discours pour ne pas déplaire à une minorité athée. Pourtant, ce Principe Premier m’invite à découvrir en moi le Principe fondamental comme source première qui alimente ma manière de penser afin que cette pensée s’actualise dans ma manière d’être et d’agir.

On prétend être une société du «savoir» pour situer l’intelligence humaine dans un système de connaissances admissibles. On en a besoin pour l’équilibre social afin de corriger le comportement de l’individu à son environnement et ce, dans l’optique d’une guérison en lien avec ses malaises et ses maladies. La spiritualité situe le dynamisme du savoir dans une expérience humaine de connaître, c’est-à dire de co-naître. C’est alors une expérience de «naître avec» où on devient ce qu’on apprend.

Sans spiritualité les mots perdent leur sens premier où s'articule un discours incohérent. Qu’est-ce qui devient la priorité chez les humains?  Dans sa lecture, il voit le mot «savoir» mais dans son comportement il articule le mot «s’avoir» dans le sens d’une possession à acquérir ou à défendre. Il faut s’avoir un réseau social mais il ne sait plus avec qui il communique. C’est le réseau pour le réseau et ce, peu importe qui en fait partie. Sa vie devient très confuse. Il chosifie les personnes et il personnalise les choses! Il passe des heures à attendre l’ouverture d’un magasin pour se procurer le dernier gadget électronique sans nécessairement parler avec son voisin qui attend avec lui. Bizarre comme comportement humain en société.

La philosophie engendre des idées et nos échanges deviennent des débats publics ou personnels. La spiritualité, par contre, génère des expériences et ses échanges deviennent des dialogues de partage. De cess expériences de foi découlent les principes de vie qui stimulent la philosophie, c’est-à-dire l’art de dire la vie. Sans les principes spirituels bien définis à sa base, on dit à peu près n’importe quoi en autant que ce soit populaire. Sommes-nous alors à dire la vérité? C’est à prouver avant d’approuver! Est-on capable d’un tel exercice? La philosophie exige qu'on pense avant de parler, alors que la spioritualité implique qu'on ait prier avant de penser. Sans cet effort, la pensée n'est qu'une dépense inutile.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article