Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

Le cavalier forme le cheval

415427.jpg

J’ai passé une après-midi exceptionnelle au ranch «Le Martingale» de Saint-Honoré. C’est un ranch avec soixante chevaux. Je ne saurais le nombre de propriétaires indépendants qui paient une pension pour l’entretien de leur cheval. Certains propriétaires paient des boîtes qu’on appelle des «boxes» dans une écurie bien aménagée. D’autres ont des boxes extérieurs et certains propriétaires louent un enclos où paître son ou ses chevaux.

J’ai fait le tour du propriétaire avec une jeune cavalière dont j’ai oublié le prénom. Mais elle se souviendra de moi. Comme j’aime les chevaux depuis ma tendre enfance, j’ai posé toutes les questions concernant les mythes et la vérité concernant ces animaux qui sont de ma prédilection.

Les chevaux sont des bêtes de proie dont la seule défense est la fuite. Ils comptent sur l’homme pour les défendent contre ses prédateurs. J’ai demandé qu’est-ce qui rend un cheval agressif? Comme le cheval compte sur l’homme pour le protéger, il prend les traits de ce dernier. Si l’homme est agressif, le cheval le sera aussi. Le cheval aime les douceurs telles que des pommes, des carottes et des cubes de sucre. C’est la manière d’apprivoiser et de créer le lien de confiance entre l’homme et le cheval.

J’ai eu l’occasion de rencontrer une propriétaire qui faisait paître son cheval dans l’herbe fraîche. Elle m’a confié que cela fait six ans qu’elle a son cheval. Cela lui a pris deux ans avant de pouvoir le monter tant elle en avait peur. Le cheval le ressentait. Il faut créer le climat de confiance entre le cheval et son cavalier.

Le cheval a une vision particulière. Il ne voit que de côté et d’un œil à la fois. Il ne voit pas des deux yeux en même temps. C’est pourquoi, dans son élégance, il tourne la tête à droite et à gauche lorsqu’il marche. C’est pour voir où il va! C'est un mythe que de croire que le cheval nous voit trois fois notre grosseur. Il nous voit tel que nous sommes, mais il a une vision défficiente. À une dizaine de pieds devant lui, c’est le vide optique. Il ne voit pas celui ou celle qui est à quelques pieds devant lui. S’il tourne la tête, c’est pour mieux le voir.

Cette expérience avec les chevaux m’a réconcilié avec mon histoire. Le cheval a toujours été un animal mythique pour moi. J’ai maintenant compris le mystère. La bête prend les couleurs de l’homme. Quelqu’un n’a-t-il pas dit : «Plus je connais les humains, plus j’aime les animaux?» Je ne comprends pas tous les caprices des humains mais encore plus les chevaux parce qu’ils portent en eux l’indicible de l’homme. Je retournerai encore au «Martingale» de Saint-Honoré. Ces chevaux m’apprendront probablement à apprivoiser l’homme que je crois être devenu.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article