Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Dans un groupe d’échange, un participant a échappé une phrase intelligente. «On ne connaîtrait pas l’ignorance des gens s’ils ne mettaient pas tant d’effort à étaler leur connaissance.» Cette phrase prend toute son importance quand je regarde ce que les médias nous propulsent comme information de l’heure.
On a besoin de savoir et nos bibliothèques sont pleines de ressources à lire afin de combler ce besoin fondamental. On a besoin de comprendre et l’existence est gorgée d’expérience fascinante pour rassasier cet instinct de base. Mais j’ai aussi besoin de croire afin de mieux saisir ce que l’avenir me réserve comme nouveaux défis dans la vie. Et quand je considère ce que l’on veut que je sache et que je comprenne, je ne sais pas ce que je devrais croire. C’est là que je découvre que j’ai un besoin fondamental à combler et je n’ai personne pour m’aider. Il me revient donc de faire des choix pour combler mon besoin de croire.
Je comprends mal les reproches que l’on fait à une Église d’avant Vatican II, donc à une Église qui n’est plus, alors qu’on se complait à l'imiter au nom de la liberté d’expression. On digère encore très mal que l’Église ait censuré le sexe à l’époque de nos grands-parents alors que ceux-ci n’avaient aucune instruction dans la matière. Mais aujourd’hui, un enseignant a le droit de censurer le mot Dieu d'une phrase dans un chant qui a fait sa marque parce qu’il ne sait pas ce qu’il doit en dire. Ce prof est à enseigner aux jeunes quelque chose qui me désole. On peut éliminer de nos vies tout ce qui dérange puisque l'on est le centre du monde. Les droits d’auteur de l’Hymne à l’amour d’Édith Piaf n’existeraient donc plus! Sous un faux prétexte, on est à enseigner aux jeunes le non-respect à l’égard de nos artistes et des grands créateurs. Est-ce une valeur certaine sur laquelle on peut compter? Excusez-moi de ne pas y croire.
Si on peut compter sur les livres pour augmenter son savoir et que les expériences sont encore propices à nous faire comprendre, il faut des personnes pour nous aider à croire. Ce sont les témoins du livre qui m’ont appris à croire en mes lectures alors que les sages de ce monde m’ont appris à croire en mes expériences. Je crois en mes lectures pour ce qu’elles me donnent en frais d’outils face à mon avenir comme je crois en mes expériences comme bagages additionnels pour ce que me réservent les jours à venir.
Les étudiants de ce prof à la censure facile sont à plaindre. Ils ont besoin et ils n’ont personne pour croire en eux. Si l’Église d’avant Vatican II tenait ses ouailles dans l’ignorance c’est qu’elle ne leur faisait pas confiance et ce, même si elle les baptisait. Cette méfiance envers les générations à venir a-t-elle encore sa raison d’être? Serait-ce possible que ce prof ne croit pas en ce qu’il donne comme formation à la vie? Je pose la question car elle porte en elle la réponse qu’on ne peut censurer.