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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Consolez, consolez mon peuple!

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Est-ce possible que ces paroles aient été prononcées vers l’an 675 avant Jésus? Elles sont pourtant tellement d'actualité. C’est le sentiment que j’en garde quand je tente de comprendre pour aujourd'hui. J’ai déjà écrit sur l’intimidation et que faut-il penser des crimes d’honneur et autres horreurs du monde moderne qui ornent nos informations?

L’intimidation a toujours existé. Mon père en a été témoin en son temps et pourtant, il est né en 1904. Ceux et celles qui ont connu la série télévisée «Les Belles Histoires des Pays d’en Haut» reconnaîtront le fameux Séraphin de Sainte-Adèle. Des exploiteurs qui cultivent la faiblesse des plus vulnérables ont toujours existé. Mais ce n’est qu’avec la venue de facebook et les nouveaux médias que ce fléau ne connait plus de répit. Les plus vulnérables se sentent exploités dans leur intimité. Il faut que ce qui a été de toujours cesse une fois pour toute. Et ici, ce n'est pas une question morale ni de liberté de conscience. Il en va d'une survie existentielle!

J’ai aimé l’intervention d’un psychologue qui a expliqué des choses surprenantes à la suite du suicide fort médiatisé de Marjorie Raymond. Les choses peuvent changer maintenant que l’intimidation a un visage sympathique qui a conquis l’opinion populaire. Je suis de ceux qui espèrent que Marjorie Raymond ne se soit pas suicidée en vain. Il faut aller plus loin que des études exhaustives et compliquées sur le phénomène. Il faut passer à l’action et on ne peut pas attendre que la solution nous vienne des autres. Que pouvons-nous faire personnellement contre l’intimidation?

Le titre du présent article est tiré de la première phrase de la première lecture du livre Isaïe de ce deuxième dimanche de l’Avent 2012. La phrase qui suit est tout aussi interpellante. «Va et parle à son cœur…» Mais que devons-nous dire à ces cœurs qui voudraient tant être de leur temps qu'ils en perdent le sens premier? On n’a pas besoin de se sentir perdant dans un monde qui cherche son succès sans soi.

Ayant été moi-même victime d’intimidation durant cette période cruciale où j’avais besoin d’une valorisation collective, je peux dire en toute franchise que les vrais perdants se perdent à faire sentir aux autres que ces derniers sont des vaincus. Je suis de ces perdants qui ont vaincu cette image du soi où le monde pouvait exister sans nous. Non, je ne me suis pas suicidé tant j’ai cru en la vie. Encore plus, je suis convaincu que ce monde qui se croit meilleur sans moi a besoin d’être consolé! Dieu a pensé à tout et même à l’impensable. Si j'étais celui qui aurait les mots qui consolent pour ce monde qui m'a rejeté alors que j'avais tellement besoin de leur présence signifiante? Qui aurait cru qu’un enfant pouvait donner la raison à un adulte? Dieu l’a cru et c’est là la magie de Noël. Encore faut-il y croire!

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