Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

Lui fallait-il mourir pour que l'on comprenne?

 ATT242768-1-.jpg

Comme plusieurs, je me suis laissé interpeler par le suicide de la jeune Marjorie Raymond, 15 ans. On lui faisait de l’intimidation. Elle a choisi de mettre fin à sa vie pour en finir une fois par tout avec ce qu'elle percevait comme un rejet de ses proches. Est-ce le prix à payer?

Je me laisse déranger par différentes réactions justifiées. La plus impressionnante est probablement celle de l’humoriste Laurent Paquin. A-t-on fini de faire des études de cas et monter des comités pour évaluer les situations? Allons-nous un jour passer à l’action?

Ces événements multiples m’ont permis de réfléchir à ma propre vie. Oui, j’ai été victime d’intimidation à l’école durant mon enfance. Quelques facteurs m’ont aidé à garder le cap et à persévérer. Notamment ma foi et la persévérence. Une force intérieure m’a toujours convaincu que ceux qui profitaient de la situation financière de ma famille et des attributs physiques de ma personne étaient profondément ignorantes et que la vie se chargerait de leur enseigner la différence. La vie m’a donné raison. Lors du 30e conventum de notre graduation du secondaire, on m’a demandé de faire une réflexion sur le sens de la mort dont avaient souffert certaines personnes de la rencontre. Je pense à ce confrère dont l’épouse venait de mourir et qu’il avait encore la tête rasée par solidarité à son cancer. Il y avait des amis de la polyvalente qui étaient décédés depuis notre graduation en juin 1977. J'ai voulu penser à eux dans ma réflexion.

Des personnes ont été impressionnées de ma réflexion dont certains disaient être un bon «speech» pour employer un terme anglais de la région. Mais était-ce vraiment un sermon ou une réflexion qui habitait déjà le cœur des personnes présentes sans que ces dernières en soient conscientes?

On est tous appelés à la vie et au succès. Mais des préjugés empêchent certaines personnes de concevoir qu’un proche pourrait avoir des charismes particuliers qui lui permettraient que les éléments de la vie lui soient favorables. Il était peu probablement d'un jeune René Simard ou un Josélito surgissent de notre milieu un peu fermé sur lui-même.

Je m’attriste que les parents de la jeune Marjorie ne lui donneront pas de funérailles religieuses. Mais c’est peut-être mieux ainsi. Ils provoquent ainsi le débat social que nous voulons tous éviter. Avoir eu des telles funérailles religieuses nous permettrait de nous engouffrer dans un Temple religieux, de nous donner des motifs théologiques et moraux qui nous éviteraient de réellement prendre conscience du drame que vivait cette jeune fille de 15 ans. On aurait recommandé son âme à Dieu sans remettre en question notre manière de se prétendre supérieurs à ceux dont nous nous croyons à la fois si proches. et si distants. Nul n’a le droit de douter le choix de vie ou de mort qu’une personne s’impose. Par contre, nous avons le choix d’attribuer à la vie de ceux qui nous entourent une qualité d'être qui encourage à se relever des défis de la vie. Mais pour cela, il faudrait croire en la valeur de la vie pour soi-même. En sommes-nous rendus là?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article