Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
En écrivant ces lignes, j’entends discrètement les commentaires à la télé alors qu’on se prépare à célébrer la canonisation du frère André au stade olympique de Montréal.
Il y a un vent de fraîcheur chez les animateurs de l’émission. Comme une joie de croire qui contraste avec l’annonce des événements malheureux qui ont marqué l’histoire de la foi catholique en Amérique. Car, disons-nous le, les scandales reprochés ne se limitent ni à l’Église du Québec, du Canada ou de l’Amérique du Nord. On a cru en une politique sociale sans foi et en une culture monétaire sans âme. Il n’en demeure pas moins qu’il faut une forme de foi collective qui justifie la joie de nos rassemblements.
Au lieu de jouer aux héros de la vie publicitaire, si on acceptait que le véritable héroïsme commence par une manière de vivre si discrète qu’il faut un événement comme la canonisation pour la reconnaître?
Saint Frère André, priez pour nous en espérant que nous arrivons à vous imiter un peu dans notre désir d’aimer et être aimé.