Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Les aventures médiatisées d’Omar Khadr tirent à leur fin. Les jurés sont à délibérer sur le sort lui donner. Ce semblant de justice est-il honnête? Il a été enfant-soldat. Est-il maintenant devenu l’emblème d’une doctrine à condamner? Il ne fait aucun doute, les avocats en cause profitent largement de la couverture médiatique de l’événement. «La presse universelle vous écoute et elle répandra votre répondre au monde entier» ont-ils répété aux membres qui ont à décider du sort de Khadr.
Mais où était cette presse universelle quand Omar apprenait tout jeune à manipuler les armes? Car disons-nous le en toute franchise, si les événements reprochés se sont produits alors qu’Omar avait 15 ans, il a appris le métier de son drame beaucoup plus jeune. Si on a raison de poursuivre les abuseurs d’enfant religieux de notre histoire pourquoi, dans le cas d’Omar Khadr, ne pas poursuivre une autre forme d’abuseurs d’enfant religieux? N’y a-t-il que le crime sexuel à avoir des conséquences directes sur l’avenir des jeunes et de la société?
Dans le semblant de justice à Guantanamo, on a voulu entendre la veuve de la victime d’Omar Khadr. Ça a été un témoignage émotif intense. Pourtant, Khadr n’avait que 16 ans quand il a tenté d’expliquer son martyre dans les cellules et il n’a pas été cru. La souffrance exprimée par une femme américaine en manque de son conjoint devient-elle plus crédible que celle d’un musulman canadien en manque de parents équilibrés capables de luis apprendre le respect des autres.
À quand la fin d’une telle comédie humaine qui n’a de comique que le désespoir auquel elle croit? Quand j'étais jeune à planifier mon avenir, on m'a pourtant dit que ce monde à venir était à bâtir selon les aspirations qui m'habitent. Il est heureux de mes aspirations aient pris racine dans un rêve religieux en Église. Quant à Omar Khadr, il a été jeune et il planifiait aussi son avenir. Il est malheureux pour lui que ses aspirations aient pris racine dans le cauchemar civil d'un sentiment social hostile.