Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

Coeur d'appartenance (4)

90cowboy.jpg

Le syndrome de Judas et de sa pendaison est présent dans notre manière de vivre quand nous coupons le lien entre notre tête et ses pensées d’avec notre cœur et ses possibilités. Nous entrons alors dans un combat à finir avec nous-mêmes où les idées anciennes veulent étouffer les nouvelles manières de faire, de sorte que le nouveau ressemble beaucoup à l’ancien. L’ancre qui stabilise le bateau du sentiment d’appartenance et avec lequel on s’engage, repose sur les charismes qu’on a reçus chacun et chacune à son baptême. Ces dons de Dieu ne sont pas pour le chacun pour soi et ils ne visent pas à renforcer une manière de vivre contre une autre manière d’être. Sans l’enfant Jésus, la prophétesse Anne ressemblerait à Ève de l’Ancien Testament. On sait que celle-ci a été expulsée du Paradis terrestre avec Adam et le souvenir de cette perte a longtemps obsédé les nouvelles initiatives en Église. La vie n’était plus gratuite et il fallait en payer le prix à grands coups de sacrifice. Mais en Jésus, ce qui semblait perdu dans un passé lointain est maintenant une promesse d’avenir inestimable. Le meilleur est à venir et c’est ce qui constitue notre sens de l’appartenance. Nous appartenons à une nouvelle Alliance où l’avenir ne connaît plus de limite tant Dieu se fait proche de nous. Les dons de notre baptême ne sont plus monnayables car tout a été racheté en Jésus-Christ. Encore faut-il nourrir et entretenir ce lien d’appartenance offert de par l’onction baptismale.

Comment resituer le dialogue entre l’Église institution de jadis et l’Église peuple de Dieu d’aujourd’hui? Il faut d’abord reconnaître que le problème commence avec notre perception de ce Mystère que l’on appelle Église. Nous devons aussi reconnaître que l’institution et le peuple constituent les deux volets d’une même Église comme les enfants et les parents forment ensemble une même famille. L’un ne peut se suffire à lui-même; il a besoin de la contribution de son vis à vis. Le dialogue pastoral est d’abord une relation de réciprocité détendue entre deux réalités complémentaires comme pour dénouer le passage étroit entre la tête et le cœur. En faire partie de par son baptême est d’abord une réponse positive à notre besoin d’y appartenir. Sachant cela, si on entrait maintenant en célébration avec le sentiment profond et sincère qu’on appartient tous à la fête de l’enfant prodigue et qu’ensemble nous faisons partie des joies du Paradis retrouvé tant il est en avant de nous et non plus là où on le cherchait, dans un passé à imiter. Amen

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article