Un lecteur me disait combien mon blog changeait dans son contenu. J'en suis ravi car je le veux à mon image et à ma ressemblance. Je ne suis pas figé dans un bloc de ciment pour attirer moineaux et pigeons. Je suis en perpétuelle croissance, même si cela signifie ne faire que de petits pas vers un changement continu.
Le préjugé a toujours existé et ils changent de forme à mesure que l'homme tente de reculer le mur de son ignorance. Les préjugés dénoncent l'ignorance humaine. En lisant le merveilleux livre de Françoise Gange Jésus et les femmes, je réalise que le préjugé de l'homme par rapport à la femme reposait principalement sur son cycle menstruel. Situons-nous dans le contexte. Le sang est le symbole de la vie. Jésus crucifié a laissé couler son sang le long de la croix. Le message des Romains était claire: "Non seulement nous ne croyons pas en cet homme historique venu de la Galilée, mais nous ne croyons pas en sa vie donnée pour tous non plus." C'est ainsi que l'on se demandait si la femme pouvait avoir la vie puisqu'elle perdait du sang régulièrement par son cycle menstruel. Et pourtant, comment douter de sa vie quand nous savons qu'elle la donne à l'enfant qu'elle porte?
Je ne me croyais pas animé de préjugés jusqu'à ce que je sois confronté à des situations que je ne comprenais pas et pour lesquelles je n'avais aucun moyen de m'instruire. Je partage la table des repas avec un confrère prêtre d'Haïti et du Congo. On échange facilement sur nos expériences de pasteur. La vision du prêtre change de beaucoup. J'ai vu le palais cardinalice de Québec et j'ai visité le palais épiscopale de Chatham, l'ancien évêché de mon diocèse. Il paraît qu'il existe des palais presbytérales. Les prêtres, comme nos évêques et nos cardinaux de jadis, y ont pratiquement une notoriété royale dans le village. Y aller avec les idées pastorales qui animent mon ministère me plongerait dans un ensemble de préjugés anti-évangéliques.
Le préjugé dénote un manque flagrant de connaissance. Et refuser d'accroître son champ de connaissance, c'est forcément se muter dans un préjugé digne de celui qui a condamné Jésus au gibet de la croix. Nous sommes donc tous remplis de préjugés. Ils remplissent les espaces réservés aux nouvelles connaissances que nous sommes censés acquérir en période de croissance et de cheminement. Qui prétend tout savoir ignore une chose, la seule qui puisse le faire vivre. Il ignore qu'il ne sait rien.
Bonjour Daniel,<br />
nous avons tous nos préjugés, les plus dangereux sont ceux dont nousne voulons pas nous défaire parce que cela nous obligerait à changer ou encore à faire de nouveaux choix.<br />
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Merci pour ta réflexion.