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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Chemin d'Espérance

DSC-0035.JPGIl y a des sentiers étroits qui conduisent à de grandes découvertes. Le coeur, comme l'intelligence, est une éponge dont l'un  absorbe l'expérience de la vie alors que l'autre conceptualise des idées qui motivent l'expérience. Ce n'est que par l'intelligence que nous reconnaissons le potentiel du coeur et ce n'est que par ce dernier que nous pouvons valider les connaissances acquises ou à acquérir. Les chemins d'espérance sont souvent jonchés de sentiments peu inspirants et souvent désespérants. C'est ce que j'ai vécu aujourd'hui.

Désoeuvré entre deux séances de croissance personnelle, je me suis laissé guidé par un souffle intérieur de confiance, sans attente pré-établie. En visitant différentes librairies ouvertes en ce dimanche après-midi, mon regard est tombé sur ce livre de Françoise Gange "Jésus et les femmes" (Éditions Alphée, 2005). S'il est vrai que le coeur a ses raisons que la raison ne connait  pas, il faut aussi dire que la raison a ses élans que le coeur ne comprend pas non plus. De toutes les découvertes que je suis censé réaliser pendant ce temps d'arrêt, la première vient de se faire. J'ai à nourrir mon intelligence d'une nourriture digne du coeur qui anime mes élans en pastorale. C'est forcément une nourriture d'ouverture car Dieu ne peut se limiter à ce que l'on en dit, autrement Il ne serait qu'une création humaine pour contrer une peur innée, une inquiétude incommensurable de son devenir.

Dieu s'est incarné en embrassant un défi humain, celui d'humaniser l'homme en le réconciliant avec lui-même. Non seulement faut-il trouver cette jonction entre son intelligence et son coeur, mais il faut aussi unifier la dimension masculine et féminine de son être en Dieu. J'ai toujours cru en cette dimension féminine chez l'homme comme à la dimension masculine chez la femme. C'est la mission première de Jésus. L'engagement social de la femme en Église est le signe extérieur de cette guérison intérieure par laquelle l'homme est unifié. "Le Fils de l'homme" dira souvent Jésus dans les Évangiles. On sait qu'il se dit ainsi "Fils de l'humanité", une humanité faite d'hommes et de femmes à part égale.

Devrait-on ordonner les femmes aux ministères de l'Église pour autant? Ici, il me semble qu'il faudrait demander pardon aux femmes pour l'injure que nous leur faisons porter au nom d'une tradition qui nous dépasse. La tradition judéo-chrétienne relève d'un patriarcat qui n'est pas encore éteint dans nos moeurs et coutumes. Répondre à cette question, ce serait universaliser une vision locale de MON Église et non entretenir une saine communion avec l'Église Universelle. Mais je crois au dialogue pour avoir écrit deux livres sous ce titre avec une écrivaine dont on peut reconnaître ses lettres de noblesse. Faisons donc place au dialogue en trouvant des choses constructives à dire. Cette recherche de choses constructives à dire relève déjà d'un champ d'espérance inédit. Il ne s'agit pas de se donner raison pour paraître intelligent, mais bien de chercher ensemble la Vérité pour ainsi démontrer à tel point nous le sommes vraiment.
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