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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Pluie d'automne sur nos printemps

Une pluie estivale fait sourire les fleurs du printemps. Elle est comme une gorgée de rosée qui nourrit et entretient la sève de la vie. Une pluie d'automne rappelle la fragilité de l'être en quête d'un peu de bois pour réchauffer le coeur. Imperméables et parapluies sur les trottoirs de la belle ville rappellent les légumes à cueillir dans les champs boueux des campagnes. Marres d'eau qui mouillent les chaussures et marres de boues qui obligent à laver les planchers de cuisine plus souvent.

Cette pluie d'automne me confine dans mes quartiers, bien à l'abri dans le printemps de mes projets. Des mots circulent dans ma tête comme s'ils étaient nouveaux, sans doute parce que je n'avais pas pris le temps de les écouter. Au meilleur de mon attention, je les ai écourtés croyant les saisir en résumé. Mais là, dans la pluie froide de l'automne, les mots écourtés exposent la véritable longueur, largeur, profondeur et hauteur de leur sens réel. Comme une courte-pointe aux longues lanières de ouates, le coeur s'adoucit à même ce qui l'avait endurcit. 

L'amour révélé par les pluies d'automne porte un étendard caché lors des grandes processions des fêtes d'été. Je revois ces réunions de famille auxquelles on me demandait d'assister et là où la pluie me guide, nul besoin d'une tente pour se mettre à l'abri. Le sang est chaud et la parole est douce, telle une brise du printemps sur un reste de neige mal fondu. La vie est tendresse malgré la dureté des mots, le souffle d'une déesse a vaincu tous les maux. La sève des arbres commencent leur temps de repos alors que le sang dans mes veines continuent le message issu d'une racine perdue dans la mémoire de celui qui devait l'émonder pour un monde meilleur.

Que la pluie, plus douce que le vent de tempête, apaise mon coeur de ce qu'il n'a pas encore su réaliser. La pluie d'automne me rappelle qu'il y aura aussi les pluies printanières où encore une fois, une saison de rêve donnera encore raison à une nouvelle trêve. Gardons au chaud le caveau de nos souvenirs en sachant que la vie est ressuscité d'un caveau où, faute de légumes du potager que l'on avait oublié de cultiver, on y avait déposé un homme que l'on croyait mort tant il semblait vidé de la vie.
Ce que l'on croyait sain se meurt, ce qui était mort prend vie. Telle est la foi que je suis à vivre avant qu'un autre ne l'écrive autrement.
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