Savons-nous nous mettre à l'écoute des autres et entendre ce qu'ils disent vraiment au-lieu de prétendre qu'ils disent ce que nous voulons entendre? Un jeune vendeur enthousiaste se présente à la porte d'une vieille dame: "Madame j'ai un aspirateur extraordinaire pour vous." "Je n'ai pas d'argent Monsieur," dit la vieille dame. Sans dire un mot, le jeune homme verse une chaudière de fumier de cheval sur le tapis d'entrée de la dame. "Madame, si mon aspirateur ne ramasse pas tout, je m'engage à manger le fumier qui restera." "Monsieur, je vous souhaite un bon appétit. On m'a coupé l'électricité ce matin, car je vous ai dit que je n'ai pas d'argent."
On évalue souvent l'intelligence humaine à partir de sa manière de répondre aux questions. Mais entendons-nous comme il faut? L'intelligence du coeur ne s'évalue pas de la même manière. C'est une écoute attentive qui entend l'inédit d'un soupir, qui reconnaît le regard d'un coeur blessé et le soupir d'une déception. L'écoute de la Parole n'est pas une interprétation de ce que l'on a compris. Dieu parle dans le silence mystérieux situé entre deux sessions de bruits tant nous sommes convaincus que c'est le bruit que nous faisons qui fait que nous existons.
Comme l'article sur la souffrance ne permet pas de mettre un commentaire, je me permets de le mettre ici.<br />
La souffrance n'est-elle pas, à l'instar d'un accouchement, un passage obligé pour mieux goûter au bonheur ?<br />
Le Christ n'a-t-il pas accepté ce plus cruel don de soi dans une souffrance inimaginable pour nous montrer la seule voie possible ?<br />
Il me semble que méditer et trouver un écho au fond de soi à ces questions est l'essence même du christianisme.