Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Lors des funérailles, je poserai des gestes significatifs qui parlent plus que les mots. Je vous le partage à l'occasion du mois des morts qui approche.
Après l’homélie, j’allume la chandelle qui rappelle le baptême du défunt. Il convient d’expliquer les symboles utilisés lors de l’absoute, le dernier adieu. Il y a Le Croix du Christ qui nous rappelle que nous sommes baptisés dans la mort du Christ. Le Cierge Pascal allumé représente la foi de l’Église dans la résurrection du Christ et aussi son espérance que tous ceux et celles qui sont baptisés dans cette foi participent à la résurrection du Christ. La flamme du cierge pascal ne sera jamais remplacée par une lumière artificielle car elle représente les trois éléments essentiels de la foi. Si nous étions en pleine noirceur, cette flamme pourrait nous guider dans l’église, nous éclairer pour lire quelques pages d’un livre et, en approchant les mains, elle nous réchaufferait. La foi nous guide dans la vie, nous éclaire dans les choix à faire et est la source que l’amour qui nous habite. Du cierge pascal vient la flamme de la chandelle du baptisé pour que ce dernier entre dans la mission de l’Église pour qu’il guide, éclaire et aime de la manière qu’il a été guidé, éclairé et aimé. L’encens a toujours servi pour honorer les grands en ce monde. En présence du cercueil, nous l’utilisons pour honorer ce corps qui a été le temple de l’esprit Saint pendant toutes ses années parmi nous. En l’absence du corps, nous pouvons honorer la mémoire d’une personne telle une photo. Le geste est complet en lui-même. Le charbon qui brûle représente un cœur qui aime, l’encens que le prêtre dépose sur le charbon représente la peine que nous avons à nous en séparer et les deux ensembles forment une fumée qui représente la prière, une prière issue de l’amour et de la peine. Finalement, la vie du baptisé commence au pied de l’autel par le baptême et se termine au pied de l’autel par les funérailles. Je bénis alors le cercueil ou les cendres avec l’eau qui a baptisé le défunt en disant : «Un jour, nous ressusciterons et nous verrons Dieu face à face et nous reconnaîtrons ceux et celles que nous avons aimés en Dieu. Dans l’espérance de cette promesse de notre baptême, je bénis. C’est ensuite que j’éteins la chandelle allumée après l’homélie en rappelant que son pèlerinage est terminé mais le nôtre se continue. Que tous les gestes d’amitié et d’affection que nous échangeons soient des signes de l’espérance que nous venons de célébrer.