Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
J’aime lire la chronique de Louise Deschâtelet dans Le Journal de Québec. Je la lis à chaque fois que je prends un repas au Restaurant Mike près de chez moi. Ce matin, une femme de 60 ans ne sent plus la flamme initiale qui a nourri sa vie de couple de 40 ans. Elle n’a aucune raison de quitter son mari. C’est juste qu’il lui tombe sur les nerfs et que sa présence la tanne.
Je connais plusieurs couples de 40 ans et ils ne vivent pas une telle situation. Qu’est-ce qui manque à cette femme qui se confie ainsi à une chroniqueuse très respectée? L’amour après 40 ans ne doit pas s’exprimer de la même manière qu’il s’exprimait lors des premières rencontres de la relation. Les enfants deviennent certainement un défi pour la vie du couple et quand ils grandissent et engendrent leur propre foyer, ils deviennent de nouveaux ferments amoureux chez les parents. Mais même chez les couples sans enfants, j’en connais aussi qui sont très heureux ensemble et ils se donnent de nouveaux défis à vivre en couple. L’amour ne vient d’ailleurs et nous avons tous une certaine responsabilité pour faire en sorte qu’il fonctionne.
En lisant la chronique de ce matin, je me suis souvenu des gens qui ne célèbrent plus leur foi en Église car cela les tanne. Quand on oublie où sont nos gestes de foi, on perd de vue le sens de nos célébrations. Il est bon alors de s’en distancer d’une part, mais il faut aussi se questionner avec de bonnes questions d’autre part. Il n’y a rien de moins motivant qu’une relation sexuelle sans amour comme il n’y a rien de plus éreintant qu’une célébration eucharistique sans foi. Pourquoi prétendre célébrer quand il n’y a rien à célébrer, tant en amour qu’en spiritualité?