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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Quand la souffrance a un visage et un nom

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Je suis à préparer une conférence que je donnerai dans le cadre de la Journée Mondiale des Malades. Exceptionnellement cette année, on devance les célébrations d’une journée à cause des célébrations ordinaires de la fin de semaine. La souffrance me fait penser à cette image. C'est le profile d'un homme austère dans le quotidien. Je salue le génie de l'artiste de cet oeuvre!

Pour cette préparation, j’ai lu le message de Benoît XVI pour le Journée Mondiale du Malade de 2011. La réflexion qu’il fait à partir du Suaire de Turin mérite d’être connue. Moi que me demandais quelle était la position du Vatican concernant cette relique, j’ai eu ma réponse. Je vous partage un extrait : «Au cours de l’histoire, combien de fidèles sont passés devant cette toile sépulcrale qui a enveloppé le corps d’un homme crucifié, qui répond en tout et pour tout à ce que les Évangiles sur la passion et la mort de Jésus! Le contempler est une invitation à réfléchir (…) Le Fils de Dieu a souffert, est mort, mais il est ressuscité et c’est justement pour cela que ces plaies deviennent aussi un banc d’essai pour la foi des disciples et pour notre foi : chaque fois que le Seigneur parle de sa passion et de sa mort, ils ne comprennent pas, ils refusent et s’opposent. Pour eux, comme pour nous, la souffrance reste toujours lourde de mystère, difficile à accepter et à porter.»

On ne comprendra jamais le sens premier de la maladie et de la souffrance. Pourquoi autant de pertes à assumer, tant au niveau de l’autonomie de l’individu qu’au niveau de sa vulnérabilité? La maladie est une école sans grade ni diplôme où le professeur ne ment jamais. Elle met en évidence les moindres secrets de la personne souffrante. La seule référence plausible reste dans la nature. Si Dieu lui avait mis la même sensibilité que nous avons comme humains, je doute que nous resterions dans la forêt au printemps quand la nature se réveille. À chaque fois qu’un bourgeon éclate pour faire surgir une fleur ou une feuille, que nous en entendrions des : « Ay oye dont! Pourquoi moi? Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu!»

La souffrance est une école de formation exigeante et sévère. Si on tombe dans le piège de la révolte qu’elle suscite, nous en sortirons déformés. Par contre, si nous acceptons de la vivre avec foi, elle peut nous transformer. La plus révoltante des souffrances demeure pour moi celle d’un enfant malade. Seule la foi donne des outils, quoique fragiles, pour vivre l’épreuve. Car c’est vraiment une épreuve. Personne ne choisit de souffrir! Et quiconque le souhaite à un enfant ne mérie pas de vivre!

En conclusion, je vous offre une phrase de Benoît XVI qui devrait nous interpeler : «Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n’est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine.» Tout est dit. Il ne reste plus qu’à le croire!

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