Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Pour comprendre le sentiment d’appartenance, il faut identifier la structure à laquelle nous voulons appartenir. On reconnait différentes structures appartenance telles que la famille, l’Église ou un parti politique. Peu importe son allégeance, on appartient à un système structuré. Il y a toujours deux formes de structure, celle de la tête et celle du cœur. Dieu est toujours le principe premier de tout système fonctionnel puisqu’Il est la référence de l’équilibre physique, psychologique et spirituelle à atteindre. Un cœur sans tête manque d’ouverture dans sa vision du monde alors qu’une tête sans cœur manque de profondeur dans ses projets d’avenir. Pour comprendre un tel fonctionnement, il faut saisir le sens du coefficient d’efficacité d’un système. Tout système fonctionne à deux niveaux; il y a l’institution d’une part avec son héritage et son histoire et d’autre part le peuple avec ses possibilités d’avenir à développer.
L’institution possède une constitution statique et immuable. On y retrouve une équipe organisée dont chaque membre a un rôle spécifique en vue d’un service précis. En parallèle, le Peuple est plus fluide et muable. Il a des besoins spécifiques en vue des attentes précises.
L’armée canadienne est l’exemple d’une institution dans laquelle les membres ont des rôles spécifiques; on y retrouve des soldats de terre qu’on appelle infanterie; les soldats de mer qu’on appelle la marine et les soldats de l’air qu’on appelle l’aviation. Chacun dans son rôle spécifique offre un service précis au peuple canadien dont les besoins de sécurité s’articulent dans des attentes claires. D’une part, nous avons une institution qui a un ensemble de rôles par lesquels elle met en marche une série de services. D’autre part, nous avons un peuple qui a des besoins de sécurité d’où s’identifient des attentes précises. Le coefficient d’efficacité est établi quand il y a un rapport de réciprocité entre l’armée et le peuple, entre les rôles qu’elle joue par rapport aux besoins du peuple et finalement, entre les services qu’elle offre par rapport aux attentes du peuple envers qui l’armée est redevable. Il ne faut pas oublier que le dénominateur commun est que le peuple et son armée sont constitués de Canadiens.
Quand l’individu ne se reconnaît plus dans l’institution à laquelle il appartient, il confond ses besoins personnels aux rôles à jouer et il critique les services offerts selon ses attentes personnelles déçues. S’il s’engage dans une telle institution à partir de ses sentiments confus, il perpétue le syndrome de l’agressé qui devient à son tour l’agresseur en imposant la réalité telle qu’il la conçoit. Selon la responsabilité qu’il assume, il réduira les besoins du peuple à ce qu’il peut offrir et ridiculisera les attentes que ses services n’atteignent plus. C’est la dictature psychologique et la recherche du pouvoir arbitraire. Il impose alors son idéologie comme une institution en soi, il ajustera les rôles en jeu selon ses besoins personnels qu’il attribue à la communauté et finalement, il évaluera ses services rendus selon l’exclusivité de ses attentes personnelles. (à suivre…)