Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Les jeux olympiques d’hivers 2010 de Vancouver sont terminés. Comme événements rassembleurs, on peut dire mission accomplie. Des exploits passeront à l’histoire et on en fera mémoire pour longtemps. Qu’en ai-je retenu et en quoi cela peut nourrir ma foi?
Alexandre Bilodeau n’aura pas seulement été le premier olympien à gagner la médaille d’or de sa discipline en son pays. Le rapport intense qu’il a avec son frère atteint de paralysie cérébrale a ému beaucoup de gens. Le «je t’aime» du premier de ses fans a fait résonner bien des cordes sensibles et sensibiliser beaucoup d’opinions intransigeantes concernant la valeur des handicapés physiques dans la société.
Johannie Rochette a ému le monde entier par son courage dans l’adversité. Y a-t-il une grande évidence où les absents sont font les plus présents. C’est là pour moi le cœur de la foi chrétienne. Être présent sous le mode de l’absence. J’approuve qu’on l’ait mise à sommet du top 10 des plus grands exploits des jeux.
Le but gagnant de Sydney Crosby au match ultime entre Canada et États-Unis a certainement fait créer victoire d’une mer à l’autre du pays. Il représente la fougue d’une jeunesse capable d’assumer son avenir et s’imposant la discipline qu’il faut pour aujourd’hui.
Ces trois exemples me plongent dans le sens premier de ma foi. Comme pour le frère d’Alexandre, quel rapport puis-je entretenir avec ceux qui ne craignent pas de dire «je t’aime» dans un monde incrédule tant il est handicapé des valeurs mondaines? À l’exemple de Johannie Rochette, est-ce que la mort d’un proche peut engendrer en moi des élans de vie dignes des grands podiums? Et malgré la pression du moment lié à une page qui fera l’histoire, est-ce que je suis capable de persévérer jusqu’au moment propice pour poser le geste qui changera l’histoire?