Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
On me demande pourquoi je ne contribue plus à la revue Le Messager de Saint-Antoine par l’entremise de la chronique «Cousin Dan vous répond.» Il y a deux manières de dire la même chose. Cela ne veut pas dire qu’une manière soit meilleure de l’autre.
J’ai déjà parlé de la théologie d’en haut versus la théologie d’en bas. On parle ici d’une même foi mais de deux manières distinctes et complémentaires pour dire la même différemment. L’exemple de plus évident est le corps humain. Qui est plus vrai dans la manière d’en parler; celui qui part de la tête comme lieu de discernement pour décortiquer chaque symbole relationnel pour finalement aboutir aux pieds comme espaces de libertés dans les mouvements ou celui qui prend le parcours tout-à-fait à l’opposée, qui commence par la liberté du mouvement des pieds pour aboutir au discernement de la tête? Est-ce qu’on s’entend que l’on parle du même corps mais de deux manières différentes?
Là se situe la différence entre l’approche des Capucins et la mienne dans la manière d’aborder le rôle de l’Église dans la vie du chrétien. Les capucins sont formé à l’approche de la théologie d’en haut. Ce qu’ils disent de la foi et de l’Église est aussi vrai que ce que j’en dis, moi qui aborde les mêmes sujets par le biais de la théologie d’en bas. La théologie d’en haut consiste à dire la foi à partir de la tête comme siège de discernement pour aboutir aux pieds comme expressions de la liberté des enfants de Dieu. La théologie d’en bas consiste à analyser et réfléchir la liberté des enfants de Dieu pour aboutir au besoin de discernement dont est capable la tête.
J’aime l’Église à laquelle j’appartiens et je me réjouis quand d’autres peuvent en dire du bien d’une autre manière. L’important repose sur la rencontre éventuelle entre la tête qui discerne le bien et les pieds qui l’articulent en toute liberté.