Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Une amie m’a fait le cadeau d’aller voir le film «Le sens de l’humour» avec elle. On sait que si des comédiens comme Benoît Brière, Michel Côté et Louis-Josée Houde font partie de la distribution, on peut s’attendre à se dérider la rate à quelques reprises. Je n’ai pas été déçu. Chaque acteur a été à la hauteur de son talent.
Ma réflexion se porte plutôt sur le message voulu par l’auteur et le réalisateur du film. Deux humoristes de talent s’haïssent et pourtant, ils doivent partager la scène ensemble. Ils arrivent à ce petit casse-croûte où on taquine à toutes les sauces le cuisinier fort timide. Tout le personnel va au spectacle des humoristes et ces derniers font la fête au cuisinier devant tout le monde. Ils s’endorment dans leur chambre de motel respective et se réveillent ensemble chez le cuisinier enchaînés dans une grange désaffectée. La mission de Benoît Brière et Louis-Josée Houde est de faire du cuisinier, qui est Michel Côté, un humoriste. Je n’en dis pas davantage. Je veux laisser aux lecteurs d’aller voir le film.
Les colistières deux comédiens ne sont pas en reste. La sœur de Louis-Josée Houde et l’épouse de Benoît Brière apportent une couleur particulièrement savoureuse, tant au niveau du burnout professionnel de l’une que l’adepte de toutes les formes de thérapie pour la découverte du soi émotif de l’autre.
J’ai particulièrement aimé la fin du film. On y découvre toutes les fausses pistes pressenties durant le film. Quant à moi, je me suis surpris à rire de moi-même pendant mon retour à la maison. Oui, il existe de l’humour tragique comme il y a des tragédies qui font rire. Quand on rit avec cœur, on utilise le même cœur qui a eu mal dans une tragédie. Ce ne sont pas deux cœurs différents ou séparés entre eux. Tout dépend de la manière qu’on a assumé la tragédie qui maintenant nous fait rire tant elle nous a fait cheminer.
Merci Seigneur pour le sens de l’humour. Prends pitié de ceux et celles qui ne savent pas encore rire. On ne leur a pas encore appris. Ce n’est donc pas de leur faute. C’est comme ceux et celles qui ne te prient jamais. Ça aussi n’est pas de leur faute. On a aussi oublier de leur apprendre comment faire.