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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Laissez-moi croire au Père Noël!

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En écrivant ces mots, j’entends la télévision synchronisée à Studio 12 de Radio-Canada me jouer des airs de Noël. Au lieu de me créer des sentiments nostalgiques comme par le passé, ils me créent un sentiment de cofinance par rapport à mon avenir. Entre la couleur rouge des vêtements du Père Noël et la couleur violette du temps liturgique de l'Avent, je fais confiance à la couleur Rose qu'on souligne en ce troisième dimanche de l’Avent. J’ai aimé porter cette couleur qui en a surpris plus d'un aux trois églises où j’ai célébré le dimanche de la joie en ce troisième dimanche de l’Avent.

Le fait de croire au Père Noël de mon enfance m’aide à croire en ce Dieu de mon espérance pour aujourd’hui. La joie liturgique identifiée par la chasuble rose crée le lien entre le violet de l’attente et du manque par rapport du rouge de la joie des cadeaux reçus ou des promesses accomplies qu'on attribue au Père Noël.

Sommes-nous devenus trop adultes pour croire au Père Noël? Sommes-nous devenus trop enfants pour croire en Dieu comme nous l’ont enseigné nos parents? La nostalgie des fêtes est probablement liée à ce côté de notre enfance. Nous n’acceptons pas facilement d’enterrer les éléments de ce passé qui nous ont tant fait rêver, comme des rêves éveillés qui ont meublé les insomnies de nos enfances. Nous avions rêvé à des cadeaux sans aubaines comme des dons que la vie nous offre à coup d’effort et de cheminement aux pris forts élevés. Nous avons grandi tout en voulant rester petits. Mais pour ce faire, il faut que nos désirs d’adultes rejoignent nos rêves d’enfants. Si nous nous sentons trop adultes pour rêver, nous avons alors perdu le sens de nos désirs d’enfance!

Comme je suis responsable du comité du réconfort en paroisse, ce qu’on appelait anciennement le ministère des malades, je suis à visiter des personnes astreintes à rester à la maison dans des conditions humaines particulières alors que l’esprit vogue librement dans des dimensions de la vie insoupçonnées. Je pense à ce type que j’ai connu quelque trente ans passés. Il parlait peu mais il faisait jaser son accordéon à volonté pour faire danser les participants du fameux Carnaval Souvenir de Chicoutimi d’antan! Aujourd’hui, il est devant son téléviseur et il a l’impression qu’il fait partie de la nouvelle qu’annoncent les médias. Est-ce une démence mentale ou une ouverture sur le monde mystérieux de la vie des esprits et de la raison insondable? Je n’en sais rien. Il n’en demeure pas moins qu’il m’impressionne beaucoup et la gesticulation de ses mots ne vaut pas les maux de mes profs d’Université en quête d’une connaissance crédible en lien avec les taux de scolarité des universités. Les propos de cet homme sans instruction sont intelligents et ils font beaucoup de sens. Mais où a-t-il appris ces concepts qu’enseignent les grands Universités, lui qui ne sait qu’à peine écrire son nom sans faute? Là est le mystère qui m’interpelle. Mon vocabulaire n’a pas les mots pour le justifier et mes connaissances universitaires ne peuvent pas le contredire. Il doit y avoir dans sa vie un Père Noël particulier qui lui ait fait un cadeau ficelé dans les cordes de mon incompréhension intellectuelle. Dois-je le condamner pour autant?

Comme j’ai choisi la liberté de la conscience et de la parole, je lui donne le droit que le Droit ne peut réduire aux interprétations juridiques. Le Père Noël existe et il prend la couleur de la liberté des consciences et ce, peu importe ce qu’elles disent de vrai sous les fausses couleurs des semblants de vérité.

Laissez-moi croire au Père Noël en cette période des fêtes et je vous parlerai un jour d’un Dieu Père qui a fait de tous les jours un Noël tellement présent qu’il vaut tous les cadeaux du monde tant il fait partie de note quotidien!

Oui, laissez-moi croire au Père Noël, puisqu’on ne veut pas entendre parler d’un Dieu-Père en engendre tous les jours un sentiment de fête qui dépasse le 25 décembre de tous ces années qui nous ont faits vieillir sans notre consentement.

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