Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Le pape Benoît XVI aura donné tout son sens au mot «pontificat» qui veut dire «pont». La dernière nouvelle serait un document commun entre catholiques et luthériens. Oui, Benoît XVI crée des ponts en lesquels on ne croyait plus. Il a resitué la dialogue avec les Orthodoxes, il a intègré des évêques anglicans et maintenant, on parle d’un document d’une très haute importance avec les disciples de Martin Luther.
Nous n’avons plus le luxe de nous diviser entre chrétiens. Un ami me confiait récemment que pour assurer l’avenir d’un peuple, il faut un ratio de 2.5 naissances par année. Au Québec, le ratio est de 1.8 alors que les musulmans sont à 8,3. Dans vingt ans, les musulmans seront largement majoritaires sur la terre. Or, on sait que leur philosophie est antichrétienne. Le martyr de l’archevêque de Bagdad en Irak et des chrétiens catholiques rassemblés pourrait n’être que le début d’une longue persécution envers les chrétiens. Les accommodations raisonnables que nous exerçons envers les nouveaux arrivants auront un prix.
Cela me désole qu’on n’ait jamais fermé la porte sur l'époque où les curés dictaient le nombre d’enfants dans une famille. Y avait-il un autre moyen pour atteindre la notoriété que le Québec peut aujourd’hui se vanté d’avoir sur le plan culturel? L’indifférence religieuse est probablement la première source d’incertitude sur notre avenir. Lors d’un baptême, un grand-papa heureux me disait à quel point nous avons une religion de liberté. C’est un fait. On n’est pas trop «regardant» envers ceux et celles qui demandent des services religieux à l’Église. Et je ne dis pas cela avec dépit ou mesquineries. Dieu est au rendez-vous. Il frappe discrètement à la porte de notre coeur. Cela exige deux choses de notre part. D'abord arrêter nos quêtes folles de bruits distrayants, ensuite oser ouvrir la porte de notre coeur à Celui qui veut y faire sa demeure en nous.