Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
On n’aime pas avoir peur mais cela ne veut pas dire que la peur ne nous attire pas. Sinon, pourquoi vivrait-on? J’ai sur mon fond d’écran la photo d’un cheval attelé que vous voyez. On n’y voit que la tête avec la bride et son licou. On sait qu’il est attelé car on peut voir la tension sur les rênes liés au mors et le collier qui soustiens le harnais. J’aime les chevaux comme ils me font peur. Et croyez-moi, je les aime beaucoup. Je m’arrête toujours près d’un enclos où il y a des chevaux.
Est-ce que je vais un jour apprivoiser le cheval jusqu’à faire de l’équitation? J’en doute. Je découvre aussi qu’il en est ainsi pour Dieu. Aussi longtemps qu’on en avait peur, on allait à l’église et on était charitable envers son prochain. Maintenant que ce Dieu est apprivoisé et que l’on croit en son amour, nos églises sont vides et c’est le chacun pour soi. Mais soit dit en passant, combien de pages de la Bible avons-nous sacrifiées pour arriver à un tel amour divin?
L’attrait de la peur est essentiel pour apprendre à relever des défis. Encore faut-il vouloir relever de tels défis. J’aime les chevaux et j’adore les regarder de ma voiture. En est-il ainsi du Dieu de notre foi?