En ce jour du 11 novembre, nous faisons mémoire de ceux et celles qui ont donné leur vie pour la paix. Ils étaient jeunes et volontaires, c'est là que réside l'héroïcité de leur don. Parallèlement, les pompiers de la ville de Québec ont organisé la parade du Père Noël. Y a-t-il un lien à faire entre les deux événements?
La parade a commencé avec des camions où les enfants donnent des jouets à partager avec les familles moins fortunées. J'ai compté huit camions dont la majorité était remplis. Il est heureux que les parents apprennent aux enfants le sens du partage qui, à mon avis, est le sens premier à donner à la fête de Noël.
Verra-t-on, un jour, la fête de Noël s'étendre sur tous les jours de l'année et ainsi éliminer l'esprit qui engendre les guerres? C'est un beau rêve, non? Pour ce fait, il faudra toutefois entretenir sa foi car il faut croire que le partage est plus fort que la guerre. Il faut aussi une religion pour nous relier aux sources véritables qui motivent le partage. En fait, devant la misère humaine, il n'existe qu'une seule religion, celle du coeur et du partage.
Le partage vient du coeur mais il a besoin d'être orienté par la raison. Là réside le sens de la religion. On ne peut isoler le coeur de la raison. Ce serait un amour farfelu d'une part et une raison dominante d'autre part. Ce faisant, nous donnerions encore raison aux armes comme moyens d'exprimer un mal de vivre à imposer. J'ai cherché une photo d'un militaire avec une fleur dans le canon de son arme. Malheureusement, je n'en ai pas trouvée.