Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Je ne reprendrai mes articles qu’à partir du 16 février. Je me donne un temps de retraite fondamentale afin de goûter en profondeur le sens premier de ma foi pour mieux orienter les choix à venir.
C’est un temps d’arrêt obligatoire comme une mise au point de son véhicule. Il est essentiel de rencontrer la source première de ses actions. Avec un groupe de laïcs et quelques confrères, je perçois un appel missionnaire au sein de notre Église auquel je me sens interpelé à m’investir. On dit que l’Église est souvent déconnectée de la réalité. Il y a un peu de vrai dans cette affirmation. C’est pourquoi les temps d’arrêt sont tellement importants. Ils permettent des réajustements essentiels pour la mission à venir. C’est tout l’avenir qui s’y joue.
Si le projet en cours est la volonté de Dieu, il y a de l’espoir pour l’avenir de l’Église. Il nous faut une école de la foi qui tienne compte des expériences d’aujourd’hui. Les nouvelles vocations ne viennent plus des familles stables et des milieux scolarisés. Elles sont dans la rue à chercher un sens à leur vie. Elles viennent des familles désunies, elles chevauchent les ruelles en quête d’une drogue capable de soulager une souffrance incomprise. Dieu n’a pas abandonné son Église. Il lui donne rendez-vous à un endroit qu’elle craint s’y aventurer. Vous seriez bons de prier pour moi. Je me sens la tête à l’aventure et le cœur à la mission.