Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Il y a un an, Barack Obama était assermenté comme 44e Président des États-Unis d’Amérique. Tous les rêves étaient alors permis. Un an plus tard, on parle de déceptions. On interprète la chute des Démocrates au Massachusetts comme un indice de la grande déception américaine. Cela me permet une réflexion sur le sens du rêve.
Le rêve dont je fais allusion n’est pas cette libération d’énergies lors du sommeil. Je pense à ce sentiment intérieur tel une fenêtre sur les projets d’avenir. Ce type de rêve est unique à l’homme. Il en a besoin pour croire aux possibilités de son avenir. C’est essentiellement un rêve qui déçoit car il ne se réalise jamais de la manière qu’il a été conçu. C’est ce rêve que je suis à vivre. Il prend forme dans un projet partagé avec un groupe de laïcs et quelques prêtres et religieux. À mesure que les étapes sont franchies, le rêve initial s’estompe pour faire place à un projet de vie qui dépasse mes espérances. Il faut croire en ses rêves autrement, on s’oblige à rêver sa vie. Mais il faut aussi apprendre à les laisser mourir pour faire place à un projet précis. Le rêve est foncièrement une source de déceptions quand il ne s’invente pas un moyen de se réaliser.