Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Les cinq communautés de la paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi se sont réunies pour souligner mes trois ans de ministère auprès d’elles. Une grande carte a été signée par beaucoup de personne. L’homélie du modérateur a été exceptionnelle. J’espère qu’il s’en souviendra à l’occasion de mes funérailles! Les responsables de l'événement ont su trouver des textes signifiants. Effectivement, je me retrouve dans leur choix.
La vie est fragile et les changements qui la marquent ont leur importance. Sans ces changements, on ne réalise jamais pleinement l’évolution du temps. En 2008, il n’était pas écrit sur mon front que je remettais mon sacerdoce en question alors que j’arrivais du Nouveau-Brunswick ammoché tant au niveau physique et psychologique. Je remettais tout en question, y compris mon sacerdoce. Mon mandat n’était que pour un an afin de me permettre de quitter sans faire de vagues. On m’a fait confiance et j’ai profité de la situation. J’ai montré mes vraies couleurs et cela a été apprécié. J’ai rencontré Dieu avec ces gens de bonne foi qui ont bien voulu célébrer ce qui constitue l'essence de cette foi indicible.
Je reconnais des gens qui m’ont fait confiance gratuitement et sans condition. Il y a Jeanne, Maude et Monique et ce, sans oublier Guy et Louise ainsi que Thérèse et Yves et combien d'autres. Je ne veux pas passer sous silence les collègue du bureau avec qui on faisait équipe. J’ai compté sur Dieu et Il m’a offert des amis incontestables pour qui j’ai été un ami et un prêtre selon leur foi. Je me sens petit devant de telles responsabilités. Comme le cheval de la photo choisie, je me sens attelé à une charge pastorale plus légère à cause du sens des responsabilités de ceux et celles qui partagent une telle responsabilité.
Je les ai remerciés de ne pas me demander si je préfère les gens de La Baie avec qui je suis à vivre mon présent ministère. Quand Dieu est au centre de ses activités pastorales, il va de soi qu’on ne demande jamais à un père de famille lequel de ses enfants il préfère. Ils sont différents et essentiels. Chacun y a son rôle essentiel et existentiel. C’est ainsi que je vois mon ministère. Je suis maintenant à La Baie et je remercie le Ciel pour mon expérience à Sainte-Anne. C’est un bel épisode incontournable dans ma vie. Ces gens de bonne foi ont eu une influence sur le fait que je sois encore prêtre aujourd’hui. Mais ils avoueront qu’ils n’auront été que des instruments de Dieu pour me rappeler l’essence de mon appel à devenir prêtre.
Paix et Joie à tous!