Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

Quand la foi l'emporte sur le doute

 

image6.jpg

Je viens de vivre le 162e Cursillo qui avait lieu le 4, 5, 6 et 7 novembre dernier à Alma. J’y étais à titre de prêtre avec l’équipe d’animation spirituelle. J’ai été accompagné d’un diacre permanent et d’une laïque, épouse d’un diacre. Il y avait 12 participant(e)s des différentes régions du diocèse.

Cette expérience m’a replongé dans le sens profond de ma vocation de prêtre et du ministère qui l’accompagne. À l’ère où le prêtre se compare de plus en plus à un agent de pastoral ordonné appelé à collaborer avec des agents de pastoral laïc en paroisses, ce ressourcement a été un souffle nouveau qui revigore le sens premier de l’appel à servir l’Église dans un état de vie particulier au-delà du statut social. JE SUIS PRÊTRE, d’abord et avant tout et ce, peu importe les couleurs sociales que l’on voudrait me faire porter.

Le plus rassurant, à la suite d’une telle expérience, c’est de constater que c'est ce à quoi les chrétiens de base, ceux et celles qui confrontent leur foi aux doutes existentiels, demandent aux ministres ordonnés, que ces derniers soient des diacres permanents ou des prêtres.

La valeur de la démarche repose sur la force du témoignage. Les expériences passées qui m’ont amené à remettre en doute le sens de mon sacerdoce valent les expériences des autres témoins qui ont complété l’équipe de ce 162e Cursillo. Notre thème : «VIVRE, C’EST CHOISIR» a donné une couleur particulière à l’événement dont la clôture se célèbre avec grandeur et beauté où tout le diocèse à appelé à participer. Le chant thème tiré du répertoire de Nicolas Ciccone «Survivant»  commence par un couplet qui m’a rejoint jusqu’aux tripes : «J’ai passé toute ma vie à compter les blessures. À faire face aux ennuis, à surmonter les murs. J’ai reçu du mépris, j’ai reçu des injures. J’en ai vus des jours gris, J’en ai eu des temps durs…» Confronté à une telle réalité incontournable, j’ai joint ma voix à celles des autres pour crier à l'unission avec d'autres survivants du doute existentiel : «Je vis encore, même si la vie m’a fait du mal. Je vis encore, même si le monde est inégal. Je vis encore, même si le temps est assassin. Je vis encore… Je m’accroche! Dieu que j’en ai fait du chemin…»

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article