Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Qu’est-il advenu des dizaines de milliers de «charismatiques» rassemblés au stade olympique à la fin des années 70? Vous vous souvenez? C'était l'abbé Michel Quoist l'orateur invité. Que sont devenus les milliers d’adeptes du télé-évangéliste Pierre Lacroix réunis au Centre Pepsi de Québec en 1985? le gardien de buts des Nordiques, Daniel Bouchard, y avait donné un beau témoignage. J’ai vu le premier événement à la télé et j’ai assisté au deuxième.
Il est triste que l’on ait perdu le souffle du Renouveau Charismatique dans l’Église. Et j’hésite à blâmer la hiérarchie de l’Église pour ce fait. Trop d’évêques et de prêtres ont participé aux ralliements de ce «Renouveau» pour qu’ils en portent le blâme. Avons-nous confondu le Renouveau Charismatique en Église avec le Charisme d’un homme public comme René Lévesque et combien d’autres de l'époque? Avons-nous confondu à ce point le signe et le sens premier du leadership en Église? Et pourtant, l’Esprit est toujours au rendez-vous. Nous en voyons un profile en Luc 2, 22-35. Regardons un peu l’encadrement dans lequel l’Esprit agit, si la Bible dit vrai.
Joseph et Marie présentent l’Enfant au temple selon la loi de Moïse : «Tout premier-né mâle doit être présenté au Seigneur.» Le premier principe est d’abord l’immersion dans une structure sociale bien définie. La liberté de conscience est ici fondamentale mais elle doit s’ancrer dans une réalité sociale vérifiable et quantifiable. C’est ce que l’on appelle «Église». Peut-on croire ceux et celles qui se vantent d’avoir apostasié leur foi et ce, même s’ils sont les seuls à avoir droit de parole dans nos médias?
Le personnage de Siméon a tout son sens. Il a cherché toute sa vie un signe du Salut pour l’humanité. Est-ce encore l’objet de notre recherche personnelle et collective? Qui peut prétendre avec trouver un sens à sa vie via les nouvelles technologies? Le texte dit que l’Esprit de Dieu est sur lui. Cet énoncé n’est pas banal. L’Esprit Saint que nous connaissons est issu du Père et du Fils après la résurrection et l’ascension du Christ. L’Esprit qui habitait Siméon serait-il le même avec lequel Dieu a prodigué une conception virginale immaculée à Marie d’une part et assurer ainsi la conception divine de Jésus comme Fils de Dieu? Pourquoi pas?
L’Esprit en Siméon annonce aussi le rôle de Marie dans l’histoire du salut et le fondement de toutes les dévotions mariales. «Toi-même, un glaive transpercera ton âme afin que soient dévoilées les pensées de bien des cœurs.» (Luc 2,35). Je ne crois en Marie comme Co-rédemptrice de l’humanité avec son fils Jésus. Ce terme signifie que l’un supplée quand l’autre n’en peut plus. Or, ce n’est pas le cas avec la Résurrection Christ. Tout est accompli en Jésus. Mais Marie demeure la médiatrice par excellence et en ce sens qu'il est justifier qu’elle fasse partie de nos dévotions les plus ferventes. Non seulement je lui demande constamment de : «priez pour moi, pécheur, maintenant et à l’heure de ma mort» mais qu’elle m’aide en tout temps, dans l’Esprit Saint de Dieu, à ajuster ma vie à l’esprit que j’ai reçu à mon baptême et qui est censé me conduire à la vie éternelle dans le Christ réssuscité. Ce faisant, mes funérailles ne seront pas seulement le rappel de ce qu'aura été ma vie mais aussi la célébration de mon baptême qui entre dans son accomplissement. Ma mort ne sera pas vaine car je n'aurai pas vécu en vain.