Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
On termine l’année 2010. La semaine n’aura été qu’une série de survols sur les douze derniers mois. À quelques heures de la nouvelle année, on tente de spéculer sur ce que sera l’année 2011. Les reportages sont tous aussi intéressants les uns que les autres. Celui qui m’a interpelé aura été le phénomène de l’électronique dans la vie des générations à venir.
Cela m’a rappelé une soirée passée avec un ami il y a déjà quelques années. Sa fille faisait ses devoirs scolaires devant le téléviseur allumé et des écouteurs de son «walkman» de l’époque aux oreilles. Comment pouvait-elle diversifier son attention en autant de points d’intérêt? Et dire qu’elle prenait du ritalin pour se clamer!
Selon le reportage, les jeunes sont aujourd’hui capables d’avoir une concentration multiple de sorte qu'ils pourront faire plusieurs choses en même temps. Il faut se faire à l’idée, l’internet, les i-pod et les i-pad vont faire partie du quotidien d’une génération branchée. Allons-nous alors oublier qu’il s’agit d’un monde virtuel? Que deviendront les valeurs humaines longtemps préconisées comme essentielles pour l’équilibre de la société? Je suis probablement de la génération des «has been» mais suis-je aussi de la génération qui devrait intervenir pour que l'humanité ne perde pas son sens humain?
En ce premier de l’an, la liturgie propose le silence de Marie après qu’elle eut entendu ce que les bergers et les mages diront de l’enfant qu’elle offre à l’humanité. Est-ce le même silence qu’elle aura au pied de la croix?
Peu importe ce que les nouvelles technologies peuvent offrir comme distractions et potentiels intellectuels, c’est encore la manière avec on envisage les situations de la vie qui déterminera le sens que l’on donne à la vie et aux événements qui l’habillent de ses beautés et de ses laideurs.
Qui apprendra à nos jeunes à faire silence et comment s’y prendra-t-il? Il me semble que c'est là le défi qui nous attend dans un proche avenir. Le gouvernement tant fédéral et provincial ne peut s’empêcher d’augmenter le coût de la vie pour assumer ses responsabilités devant une dette collective toujours en plus en plus imposante. Or, les revenus ne suivent pas les augmentations des coûts de service. Il y aura toujours des situations où la technologie n’y apportera aucune solution. L’intelligence humaine aura à s’inspirer à d’autres sources que les écrans cathodiques. Comme moi, remarquez-vous qu’il n’y a qu’une lettre qui différencie les mots «cathodiques» et «catholiques»?