Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

O mort, où est ta victoire!

 
 401352 225352414210936 147031892042989 516062 505120813 n
 
Je préside souvent à des funérailles. Cela m’oblige à entendre des histoires de famille de tout acabit. Selon la nature de la mort, certaines familles sont révoltées, frustrées, anéanties. C’est le cas des décès par accident, meurtre et suicide. Pour elles, le deuil est plus long et ardu. Il faut apprivoiser ses propres orages intérieurs, que je perçois comme «Ô RAGE!» avant d’apprendre à vivre avec l’absence de la personne aimée.
J’accompagne aussi à distance des amis Facebook qui luttent contre le cancer. Je les porte dans ma prière quotidienne. J’envoie à l’occasion un mot d’encouragement. Je lis également des articles et des chroniques sur le sujet. La mort d’un proche est une expérience unique. Ceux qui meurent n’en reviennent pas pour en parler.
La mort d’un proche est surtout vécue par ceux et celles qui lui survivent. Je me questionne beaucoup quand je lis sur le suicide assisté pour une personne qui le demande. De tels propos sont-ils ajustés et adaptés à la réalité. La mort est un mystère qui nous plonge dans le mystère de la vie. Bien vivants et en santé, nous avons un certain discours sur la mort. Mais quand le médecin nous annonce que la science ne peut rien pour nous et que nous nous sentons diminués dans notre force de vivre, il se peut que le discours change. La mort n’est pas un choix ni un droit, c’est «un fait inéluctable et terrible» nous écrit le chroniqueur à La Presse, Patrick Lagacé, en ce 6 mai 2013 publié dans «Le Quotidien» du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Je n’ai pas peur de la mort! Je crains toutefois les grandes souffrances et les longues agonies. Quand je parle de souffrance, je la distingue de la douleur physique. J’imagine que la science aura le médicament qu’il faut pour la soulager. La souffrance atteint l’âme et nos le corps. C’est une solitude insolite imposée par des gens qui se sentent obligés d’être présents alors qu’ils devraient être ailleurs tant ils n’ont jamais apprivoiser la perspective de la mort. Ils imposent une présence rébarbative qui s’oppose à cette réalité de la vie.
Quoiqu’on en dise et que l’on publie, la mort n’est pas un choix personnel ni un droit constitutionnel. C’est une réalité de la que nul n’y échappe. Ce n’est pas non plus une punition, advenant la mort d’une personne jeune. J’aime un commentaire du Dalaï Lama. «Les gens vivent comme s’ils ne mourront jamais et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu!» Je demande la grâce d’une mort à l’image de ma vie. Vivre pleinement les étapes de ma vie, y compris celle d’où on n’en revient pas pour en parler!
 
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article