Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Omar Kahr a plaidé coupable. Il est difficile d’attirer l’attention sur un enfant aussi mal aimé. Il est Canadien, puisqu’il est né à Toronto. Il est Musulman et son père a étroitement collaboré avec Ben Laden. Il est reconnu comme enfant-soldat. Est-il normal qu’on ait appris à un enfant de 15 ans à tuer? Est-il celui qui a manipulé la grenade qui a tué le soldat américain?
Le spécifique de la foi chrétienne est la pardon et la miséricorde. Je vais animer sous peu le 162e Cursillo dans le diocèse de Chicoutimi à Alma. Mes interventions portent sur la Miséricorde, la Foi et les Sacrements (Eucharistie, Réconciliation et Onction des malades).
Quand je fais le parallèle entre l’expérience que je vais vivre et celle que vit Omar Kahr, il faut reconnaître que la différence l’ancien et le nouveau testament. Dans l’ancien testament, la force d’un peuple repose sur ses politiques et son pouvoir militaire. N’est-ce pas le cas de Kahr? On nous dit dans les médias qu’Omar a plaidé coupable car c’est la seule manière de se sortir de Guantanamo. Le gouvernement Harper a renié ses politiques envers les enfants soldats car son opposant est américain. Qu’il ne soit pas catholique n’est pas un défaut. Mais on dit qu’il est chrétien d’une autre domination. Que fait-il de pardon et de la miséricorde dont il est censé faire preuve? À ce niveau, sa performance politique me déçoit.
Il y a dans le monde un enfant mal aimé. Et il est l’un des nôtres puisqu’il est Canadien. Qu’en faisons-nous et qu’en pensons-nous? Quelles valeurs voulons-nous véhiculer dans les sentiments que nous lui portons?