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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Fragilité mentale

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Les médias regorgent de nouveaux cas judiciaires dérangeants. Un ex-policier est en court pour le meurtre d’un policier d’Ottawa. Il avoue son geste mais il plaide la dépression et le désir du suicide comme motif de son geste. Quand on ajoute à cela d’autres cas comme celui de cet homme de 33 ans qui a assassiné sa mère et ses nièces à Saint-Romain et le cas de Guy Turcotte qui a longuement fait les médias, il faut se demander s’il n’y a pas ici un culte de la fragilité mentale.

Un ami a publié sur son blog une étude américaine qui stipule qu’on devrait pouvoir tuer un enfant à la naissance s’il présente un danger quelconque au bien-être des parents ou au standard de vie de la famille. L’étude en question met cet acte médical au même rang que l'avortement sauf qu'il vient après naissance. L’article préconise que le débat n'est actuellement qu’au niveau éthique. Peut-on croire que dans un proche avenir on aura une législation qui permettrait de tels actes dits médicaux?

L’humain est intrinsèquement fragile. En reniant le sens du péché originel on se met en position de déni radical de sa fragilité mentale. Il s’ensuit des actes socialement répréhensibles qui se doivent d’être punis. Ces états de fait me questionnent beaucoup.

Une personne importante pour moi me partageait récemment qu’elle percevait une forme de tristesse dans mes écrits. Peut-on se réjouir quand on constate un tel désordre social? Il faut questionner les situations et cela ne veut pas dire qu’on juge mal les gens qui les créent pour autant.

Je suis contre le radicalisme religieux comme solution à nos maux de société. Mais comment ne pas lui donner un peu raison? N’ayant plus de valeurs religieuses de base, l’humain développe le culte de ses fragilités. Celles-ci deviennent le centre de son univers intérieur. On ne peut nier le témoignage qui se dégage d’un tel mal de vivre. Comment renverser la vapeur? Sans une perspective divine, l'homme serait-il moindre que l'animal?

L’Église n’est pas ici fautive et elle peut proposer un mode de vie plus sain. Pour ce faire, il n’y a qu’un petit ajustement à réaliser. Il suffirait d’enlever tous les titres et les épithètes des personnes engagées en Églises. Je m’explique. On se définit souvent à partir de son rôle. On est prêtre, diacre permanent, agent de pastoral permanent ou bénévoles mandatés. Qui sont les autres baptisés qui n’entrent dans aucun de ces titres et pourtant contribuent activement à la vie en Église? Ils ont néanmoins un rôle essentiel à apporter à l’équilibre social dans lequel on patauge gauchement. C’est là pour moi le sens premier du témoignage.

Peu de temps après son ordination épiscopale comme archevêque de Moncton, Mgr Donat Chiasson avait dit au début des années 70 : «Ma place n’est pas plus assurée auprès de Dieu parce que je suis archevêque. Beaucoup de gens passeront avant moi dans le cœur de Dieu.» L’homme était conscient de sa fragilité humaine et il n’en a pas fait un point d’orgueil. Il a su compter sur la miséricorde de Dieu et j’ose croire qu’il n’a pas été déçu. Son témoignage d’homme de foi et de leader naturel en Église parle encore en sa faveur et ce, même s’il est décédé tragiquement dans un accident de la route à l’automne 2003.

L’humilité manque grandement à ceux et celles qui plaident la fragilité mentale dans l’espoir de trouver une certaine clémence à leurs gestes déséquilibrés.  Se cherchent-ils un titre et un rôle dans la société? Pourtant, la fragilité mentale est une grâce qui ouvre l’individu à la miséricorde divine. Encore faut-il la demander cette grâce! Pour ce faire, il faut aussi dépasser les titres et les rôles qui encombrent inutilement notre appartenance à Dieu et à la société que nous sommes appelés à bâtir. Si ce que je fais m'empêche de prier et demander la grâce divine, il me faudra faire d'autre chose en srtant de mes zones de confort.

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L
Il y a qqch que je ne comprends pas du tout Daniel: quand tu dis qu'il suffirait d'enlever tous les titres et épithètes des personnes engagées en Église, et que tu dis qu'on se définit souvent à<br /> partir de son rôle, qu'on «On est prêtre, diacre permanent, agent de pastoral permanent ou bénévoles mandatés.»... mais surtout ce bout:<br /> <br /> «Pour ce faire, il faut aussi dépasser les titres et les rôles qui encombrent inutilement notre appartenance à Dieu et à la société que nous sommes appelés à bâtir. »<br /> <br /> C'est en contradiction totale avec l'article "prêtre ou agent de pastorale ordonné" ou tu insiste beaucoup sur les rôle et SURTOUT sur le respect et l'importance de la hiérarchie qui dépend du<br /> prêtre. ??? J'ai cité des phrases spécifiques et en bas de celles-ci je vais commenter, dans le respect bien entendu.<br /> <br /> «La question n’est pas qu’un jeu de mots. Je suis témoin d’un mouvement de banalisation des rôles en Église J’ai travaillé trois ans avec une équipe où on m’a donné maintes sessions de formation<br /> locale pour me mettre «au parfum» de cette nouvelle réalité en pastorale.On m’a longuement expliqué qu’il fut un temps où le curé était la paroisse. Il s’entourait d’une élite qui ne le contestait<br /> jamais dans son administration ou sa gérance du milieu. «Le rôle du curé de jadis est maintenant pris en charge par une équipe pastorale constituée d’agents de pastorale dont certains sont laïcs et<br /> d’autres sont ordonnés. »<br /> <br /> «Cette banalisation des rôles ne rend pas service à l’Église et ne contribue pas à l’essor de son avenir. »<br /> <br /> <br /> «Être prêtre apporte un statut social particulier comme pour les autres professions. Je compare souvent le dynamisme de l’Église à celui d’un bloc opératoire dans un hôpital. Allongé sur une<br /> civière, fortement médicamenté pour la chirurgie que je vais subir, je peux confondre le chirurgien avec l’infirmière, la préposée ou la personne à la maintenance. L’essentiel c’est quand je serai<br /> entièrement à leur merci sous anesthésie générale, que leurs rôles respectifs soient claires entre eux. Que chacun fasse selon son rôle prédéterminé. Que le médecin soit assisté de l’infirmière et<br /> que le concierge attende avec de faire son ménage!»<br /> <br /> «Contrairement à ce qu’on voudrait prétendre, je ne m’oppose pas aux nouveaux ministères d’agents de pastorale permanents. Chaque ministère a sa place à l’intérieur de ses limites reconnues.»<br /> <br /> «Par contre, je donnerai toujours l’impression de ne pas reconnaître mes collègues laïcs quand ceux-ci me donneront l’impression que je ne suis prêtre que pour le temps d’un sacrement.»<br /> <br /> Je ne comprends pas ce revirement de 180 degrés, c'est en totale contradiction avec l'article que tu as écris "prêtre ou agent de pastorale ordonné". Ou bien est-ce que les rôles doivent êtres<br /> respectés seulement entre prêtres et agents de pastorale? J'avoue ne pas comprendre le raisonnement. Où est passé toute l'importance que tu mettais sur les rôles et l'impression que tu avais que<br /> ceux-ci étaient en train de disparaître? surtout toute l'importance mise sur le rôle du prêtre/curé, chef des communautés (c'est comme ça que je l'ai lu) Si tu as complètement changé d'idée je m'en<br /> réjouis mais pour moi c'est un revirement de capot qui ne fait pas de sens et c'est pour cela que je fais ce commentaire.<br /> <br /> Je n'ai pas commenté l'article du 21 fév car j'arrivais à peine à croire après l'avoir lu et relu de voir autant de fermeture face au ministère d'agent de pastorale laïc et aux laïcs eux-mêmes. Je<br /> me disais que c'était peut être une discussion à avoir en personne et non pas par écrit. Ne pas reconnaître ses confrères et consoeures laïques comme ses égaux, surtout en public quand l'Église est<br /> en crise et que nous avons besoin plus que jamais de nous UNIR et de faire front commun en mettant nos différences de côtés et en mettant ce qui est au COEUR de notre vie ensemble pour être une<br /> Église, un monde fort, plein de respect et de fraternité...<br /> <br /> En plus, selon moi il est beaucoup plus facile d'être un prêtre en Église que d'être un laïc, de surcroit une femme, surtout quand on est appelé à un ministère que l'Église nous refuse pour des<br /> raisons très discutables... (prêtrise et/ou diaconat)<br /> <br /> Je voudrais juste te dire que de comparer la célébration de l'Eucharistie à un couple qui fait l'amour est vraiment mais vraiment une comparaison interpellante. Le prêtre lorsqu'il célèbre<br /> l'Eucharistie le fait "In persona Christi" (traduction du grec qui veut dire "en présence du Christ") mais avec toute l'assemblée des baptisés qui sont présents... contrairement à un couple qui<br /> fait l'amour et (il est souhaité) qu'ils ne soient que tous les deux. C'est une comparaison que je ne comprends pas et je peux te dire que toutes les personnes qui m'ont parlées de l'article ne<br /> comprenaient pas eux non plus. Pour te dire, même des prêtres m'ont dit ne rien y comprendre. Que voulais-tu dire?<br /> <br /> Bonne journée!
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