Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
La question se pose puisque le nouveau pape, François, est âgé de 76 ans. Est-ce que l’âge suffit pour déterminer la durée d’un pontifical? Et s’il y avait ici un signe de modernisme de l’Église Catholique au niveau de ses dirigeants? Nous reconnaissons sur la photo le pape Jean-Paul II et Joseph Ratzinguer qui deviendra Benoît XVI. Ils ont accomnpagnés de celui qui deviendra le nouveau pape François.
À la mort de Jean-Paul II, on disait que ce dernier avait régné alors que Benoît XVI allait gouverner. Que peut-on dire de François sans toutefois tomber dans le spéculation élective? Disons-le franchement, toute forme de spéculation dénonce un peu nos attentes devant l’avenir. Et quand le personnage central de cet avenir a 76 ans, nos préjugés sur l’âge et l’histoire de l’homme prennent le haut du pavé.
J’espère que Jean-Paul II soit le dernier pape à mourir en poste. Je souhaite que François imite son prédécesseur en renonçant à son poste quand il sentira ses forces et ses facultés diminuer.
L’Église se doit d’entrer en périodes de transition succincte. Nous ne devrions pas attendre la mort d’un pape pour lui élire un successeur. Benoît XVI a créé un précédent et j’espère qu’il en sera ainsi pour l’avenir de l’Église.
Le défi majeur de l’Église demeure toujours les extrémistes à la fois chez les réformateurs qui ne rêvent qu'à l'avenir et les traditionnalistes. qui s'ennuient du passé. François ne saura jamais plaire aux deux clans. Comme on est une société qui ne se contente plus de demis mesures afin d’en laisser à d’autres, les décisions du pape sauront toujours critiquées d’une part ou d’autre.
J’ose ici un parallèle audacieux. Les étudiants demandent la gratuité universitaire et au cégep. Cela me semble cohérent comme demande. Pourquoi s’investir d’une dette colossale alors qu’on aura à se recycler dans de nouvelles aires de métier tant il n’existe plus de profession garantie jusqu’à la retraite? Pourquoi n’en sera-t-il pas ainsi pour le pape? Benoît XVI a surpris l’humanité en renonçant à son pontificat, sachant que ses facultés physiques et intellectuelles faiblissaient. Et si François en faisait autant, au temps venu?
Le Cardinal Turcotte a soulevé un point intéressant. Comme il n’y avait pas de funérailles de pape avant le conclave, les cardinaux électeurs ont pu se rencontrer et faire le point sur le profil de l’Église d’aujourd’hui. Cela a donné le résultat qu’on connaît. Ce qui n’était pas le cas pour l’élection de Benoît XVI car il fallait célébrer neuf funérailles pour le défunt pape Jean-Paul II.
Je suis convaincu que l’Église se modernise et ce, malgré elle! Puisse-t-elle instaurer la transition en permanence. Ce faisant, Elle deviendra l’image d’une société changeante.