Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Une collègue du travail m'a partagé une trouvaille internet intéressante. C'est un texte du chroniqueur Jean-Claude Leclerc paru au www.ledevoir.com en date du 4 août dernier et qui s'intitule La Morale sexuelle de l'Église catholique contestée au nom de "l'esprit de Jésus." L'auteur commente un livre publié par un évêque à la retraite d'Australie, Mgr Geoffrey Robinson, dont l'analyse théologique et historique secoue plusieurs des conceptions en vigueur au Vatican. Il précise: "Cet ancien évêque auxiliaire de Sydney est convaincu de l'importance de l'autorité doctrinale dans l'Église, et il reste favorable à la papauté. Toutefois, surtout en matière de sexualité, il n'accepte pas que Rome ait accordé aussi peu de considération à l'expérience de millions de catholiques et au jugement moral de tous ces croyants."
Afin de faciliter la réflexion personnelle, je vous propose quelques extraits qui me font réfléchir. "Mgr Robinson constate, en effet, avec plusieurs auteurs, que l'on ne trouve ni dans les évangiles ni dans la tradition chrétienne une morale sexuelle aussi précise, détaillée et rigoriste que celle que l'Église est venue à affirmer. Par contre, l'expérience millénaire de l'humanité contredit l'idée que la sexualité vise la seul procréation et l'union du couple géniteur. (...) Entre le rigorisme moral imposé aux catholiques et l'opinion selon laquelle "tout est permis", l'auteur souhaite la reconnaissance d'une éthique de la sexualité qui soit fondée, non sur l'obéissance à un code, mais sur le respect des personnes. Ainsi, note-t-il, l'amour qui amène deux personnes à s'engager l'une envers l'autre rend chacune vulnérable. N'y a-t-il pas une injustice à blesser son conjoint en ayant y une liaison avec un tiers? Ou encore à envahir y une union déjà établie? N'y a-t-il pas lieu aussi de distinguer le rapport avec une personne mariée et avec une autre qui ne l'est pas? (...) La sexualité humaine est turbulente, et toutes les sociétés ont voulu l'endiguer d'une façon ou d'une autre. Mais appartient-il à une religion fondée sur l'amour d'imposer un code immuable alors que la Bible comme le message que l'on prête à Jésus invitent d'abord et avant tout à une démarche vers de plus en plus de liberté et de sens des responsabilités?"
J'ai pensé que ces extraits pourraient aider à une saine réflexion sur le sujet. Pour moi, il ne s'agit pas à avoir raison sur le comportement humain mais bien à chercher la vérité dans la manière d'exprimer l'amour qui nous est donné gratuitement pour le mieux-être de ceux qui nous entourent. Centré sur le respect des personnes, la loi naturelle du coeur incite à laisser l'autre vivre. Et cela ne peut pas intervenir dans ma manière de vivre dans la pleine liberté avec ce que cela représente de responsabilité.