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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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La fournaise des influences

Lire Daniel 3, 14...28 et Jean 8, 31-42.

J'aime beaucoup le livre de Daniel. C'est une relecture théologique l'expérience des Hébreux alors qu'ils étaient en exile à Babylone. C'est plein de symboles fort intéressants. D'abord, le roi Nabuchodonosor a définitivement la foi mais en son autorité de roi. Il choisit les instruments qui l'annoncent tels que le cor, la flûte, la cithare, la harpe, la lyre, la cornemuse et tous les autres instruments de musique. Tous ces instruments bien harmonisés doivent entraîner les gens à la danse. Sidrac, Misac et Abdénago ne dansent pas. Leur Dieu ne fait pas tant de tapage, ce sont plutôt les jeunes qui font la musique par leurs chants de louanges. Le roi a aussi érigé une statue en or comme symbole de son autorité. Mais les enfants ne se prosternent pas. La fournaise est l'enceinte des influences qui émanent de l'autorité du roi et le feu est l'image de la passion du roi. Ce dernier jette donc les enfants au coeur de sa passion pour influencer leur manière d'être. Ces derniers s'y sentent libres et le roi reconnaît la présence d'une quatrième personne qui ressemble à un être divin.

N'est-ce pas une image biblique des influences que nous subissons à partir des annonces publicitaires dont les auteurs semblent connaître nos besoins mieux que nous-mêmes? On y exerce une passion du luxe qui peut influencer notre passion de vivre. Sommes-nous conscients à quel point notre manière de penser est influencée par ces marchants d'illusions? L'autorité du roi Nabuchodonosor est aujourd'hui remplacée par l'autorité de la force monétaire issue de la mondialisation. On peut se laisser brûler par la tentation d'assouvir de faux besoins comme ceux qui succombent à de telles influences et se retrouvent inondés de dettes! J'en connais de ces gens et vous aussi. Par contre, on est capable de trouver sa joie de vivre ailleurs, à une autre source qui incite à la louange pour la vie et  non aux symboles monétaires qui la qualifient. Ceux qui nous regardent vivre au-delà de telles influences ont l'impression de voir une autre personne nous accompagner et nous libérer des liens avec lesquels l'on voudrait nous limiter dans nos ardeurs de vivre.

Dans l'Évangile, Jésus nous invite à nous identifier et à agir en enfants de Dieu. Et quiconque se dit enfant de Dieu reconnaît l'autorité amoureuse de Jésus. Il s'adresse à des Juifs qui maintenant croient en lui. Mais ces derniers ne veulent pas céder le pas à leur identité à Abraham et par qui ils se reconnaissent enfants de Dieu. Jésus est clair. Pour être enfant de Dieu, il faut reconnaître le Fils en Jésus. C'est un lien de parenté qui est plus fort qu'une fidélité à un engagement, comme celui d'Abraham. 

Le temps passe mais il ne change pas. Il oblige aux mêmes exigences. Sommes-nous des consommateurs invétérés qui avons besoin d'assouvir nos besoins ou des enfants de Dieu en quête de vie? Consommons ou vivons, mais il ne faut pas confondre l'un pour l'autre. Si nous sommes que des êtres de consommations, nous devons vénérer le petit écran qui, comme Nabuchodonosor, identifie nos besoins et influence notre manière de les combler. Mais si nous étions plus que de simples consommateurs, tels que des êtres en quête de vie?

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