Lire Jonas 3, 1-10 et Luc 11,28-32
Dans l'Évangile de ce jour, Jésus semble manquer de patience envers les foules qui le suivent et demandent des signes. Jésus leur donne le signe de Jonas. Pourquoi?
Le texte du livre de Jonas dit que Ninive était une ville extraordinairement grande et qu'il fallait trois jours de marche pour la parcourir. Or, Jonas n'a eu qu'à marcher une journée pour que la ville se convertisse en s'engageant dans le jeûne et le deuil. Il est évident que cela prend beaucoup de temps quand les gens embarquent dans le processus demandé. Ils ont écouté et ils ont cru. C'est ainsi que les choses changent.
Dans le cas de Jésus, les foules entendent afin de savoir et elles demandent un signe pour y croire et ainsi s'engager. À comparer avec Jésus, Jonas n'était qu'un annonceur de Dieu et les gens l'ont cru. Dans le cas de Jésus, les gens reconnaissent pas en Jésus le signe qu'ils cherchent car ils ont besoin de savoir avant de croire. Or, il y des choses que l'on ne peut savoir avant d'en faire l'expérience. Et cette expérience est un acte de foi authentique en soi. Est-ce que j'attends de savoir pour croire? Si oui, je ne croirai jamais car je ne saurai pas tout. C'est dans ce que je ne sais pas que s'engendre la foi.