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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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La Fierté du Chrétien

image0022-1-a.JPGL'homme n'a pas besoin de Dieu pour être intelligent. Il est néanmoins responsable du fruit de son intelligence. Il lui revient de l'orienter vers la source de toute vie pour des fruits qui demeurent et qui le dépassent. C'est ce que je retiens en méditant les textes de ce 25e dimanche du temps ordinaire.

Sommes-nous fiers de notre foi comme nous pourrions l'être de nos avoirs ou de nos enfants? Dans la première lecture (Amos 8,4-7), nous constatons des choix humains que l'on peut percevoir encore aujourd'hui tels que diminuer la mesure, augmenter les prix, faire fi du sabbat pour augmenter ses chiffres d'affaire. N'est-ce pas ce dont nous sommes témoins quand on voit de riches entreprises acheter les industries locales de bois pour les fermer afin de faire vivre les plus grandes succursales? Paul dira à Timothée (2, 1-8) que nous devrions vivre dans le calme et la sécurité, en homme religieux et sérieux. Est-ce notre réalité quotidienne? Dans l'Évangile, Jésus semble louanger celui qui joue avec les chiffres comptables pour tourner la situation à son avantage. Il y a donc un choix fondamental qui oriente la vie de l'homme vers le meilleur des expériences à venir, est-ce qu'il est partagé entre tous?

Notre foi est-elle encore un objet de fierté? Sommes-nous prêts à compromettre certaines aisances en son nom? Les conversions de masse ne font plus fureur au Québec ou en Acadie. Elles doivent se faire sur une base individuelle où le témoignage personnel l'emporte sur l'enseignement officiel. Un confrère du Congo me disait que, dans son pays, on mise sur le temps alors qu'ici nous misons sur la rentabilité et l'argent. Une célébration eucharistique peut durer deux heures trente. Ici, on se fait critiquer si elle dépasse cinquante minutes. Avons-nous monnayer notre foi à ce point? Certes, nous considérons les pays de l'Afrique comme des pays sous-développés par rapport à notre système monétaire. Mais le sont-ils vraiment en matière de temps?

Quand nous serons marginalisés à cause de note foi, aurons-nous l'audace des homosexuels qui manifestent lors des activités de "fierté gaie?" Que faisons-nous de notre fierté chrétienne? C'est plus qu'une question de dogme et d'enseignement, c'est aussi une question d'identité personnelle et collective. Maintenant que les Catholiques pratiquants traditionnels sont minoritaires, ferons-nous de nos dimanches des journées de "fierté chrétienne?"

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D
J'aime cette reflexion, elle me questionne. Je ne crois pas que nous sommes engagés à ce point, que ce soit comme communauté chrétienne, comme Église ou comme individu. Notre fierté chrétienne est très limitée. Nous, je me compte du nombre, sommes des chrétiens endormis, malheureusement. Comment pouvons-nous espérer transformer le monde si nous ne le faisons pas individuellement?<br /> Merci de ta réflexion"
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