J'ai revu l'émission Tout le monde en parle du 12 novembre 2006 dont l'invité était le grand Gilles Vigneault.
Je dis grand car je doute que nous connaîtrons des hommes et des femmes de sa trempe. C'est probablement dû au contexte artistique actuel. Gilles appartient à l'époque où on pouvait compter environ 20-30 chansonniers. Il était alors plus facile de percer avec une chanson vedette. Mais aujourd'hui, quand on compte de 200 à 300 chansonniers, les chansons à succès se font plus rares. Il faudra être d'un calibre exceptionnel pour suivre la piste laissée par Monsieur Vigneault. C'est un homme humble qui admette ses erreurs concernant son appui à une publication d'un manuel scolaire qui avait été contestée par la suite.
J'aime que Gilles Vigneault parle d'un pays que l'on porte en soi. Et ce pays se réalisera en autant qu'on y croira. Mais ce pays intérieur est-il différent du Royaume annoncé par Jésus? J'aime l'idée du métissage des générations à venir au Québec. Mais qu'en sera-t-il dans l'Église? Quel métissage pouvons-nous escompter? Quel discours religieux l'emportera sur les autres?
Dans ce siècle de communication tout azimut ou la moindre information chasse l'autre, la confusion des esprits n'a jamais été aussi grande. Votre commentaire en témoigne. Comment peut-on s'inquiéter de sa spiritualité sans s'inquiéter de l'Eglise (avec un "E" majuscule), puisque vous êtes de cette communauté par votre spiritualité qui s'additionne aux autres. L'Eglise n'est pas autre chose que la somme d'expressions de la foi qui s'exprime à travers la communauté. Dans notre comportement individualiste absolu, tant à la mode, qui sous-entend beaucoup d'orgueil, nous ne mesurons pas tout le mal que nous faisons à la communauté du Christ.
Merci de visiter mon blog. Tes commentaires sont appréciés. Aussi longtemps que l'on ne fera pas la distinction entre la spiritualité qui anime la foi et la foi qui se célèbre en Église, il me semble qu'il y aura toujours confusion entre l'Église du coeur et l;a bätisse qui s'use. Au plaisir.
Beaucoup de régions acadiennes ont été sans prêtre pour un long bout de temps surtout après la déportation. Le 20è siècle nous prouvé que ça n'a pas été la fin de tout. Je me souviens des années 50, on avait un curé et 2 vicaires dans ma paroisse. Depuis novembre 2006, l'église (la bâtisse) de cette paroisse n'existe plus. C'est comme un recyclage.<br />
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Le pays intérieur dont tu parles, c'est l'hiver! Mais ce pays, il faut l'ajuster à notre propre climat personnel.<br />
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L'Église et son existence (ou son manque d'existence) telle qu'elle l'est aujourd'hui est le moindre de mes soucis. Mais ma spiritualité cependant, ça ça me préoccupe. Ma spiritualité, c'est mon pays et cc'est mon hiver.