Le combat intérieur est toujours ambiguë. L'ennemi attaque comme une morsure et la blessure est souvent profonde. Il est intéressant de voir sur la photo le pied de l'un (image de sa conviction) atteindre la cage thoracique de l'autre (image du coeur qui partage et des poumons qui échangent). La force de la frappe exige la fermeté de la défense. Les mains ne participent pas à l'accueil de l'autre. Elles se ferment pour bloquer le coup chez l'un et se raidissent pour assurer l'élan offensif.
Ces combats intérieurs sont de tous les jours. Ils grisaillent nos journées ensoleillées et amenuisent nos rapports humains. Un arrêt systématique des assauts est obligatoire pour revoir sa stratégie. La parole qui s'était éteinte pour animer le feu des gestes blessants doit maintenant se faire porteuse de paix en vue d'une sérénité calmante. Un dialogue franc et honnête avec soi devient la porte étroite par laquelle Jésus exige que nous passions. C'est une porte trop étroite pour nos prétentions et nos idées préconçues, une porte où il faut baisser les bras et tenter le pas et ce, malgré la fragilité des convictions du pied.