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Une création renouvelée
Jean est le seul évangéliste où le côté de Jésus est transpercé afin de confirmer sa mort. Pourquoi ce détail? Est-ce anodin? Jean voit dans la mort de Jésus une création toute renouvelée dans la mort et la résurrection de Jésus. Revenons au mythe adamique pour mieux comprendre (Gn.2, 21-24). La création semble achevée mais l’homme est incomplet sans une partenaire. Dieu plonge ce dernier dans un sommeil mystérieux et de son côté Il engendre la femme. Le symbole est fort. Homme et femme Il les créa. Pourquoi le côté et non la tête? Parce que la femme est faite pour être côte à côte avec l’homme. Elle n’a pas été engendrée à partir de la tête afin qu’elle ne se prétende pas supérieure à l’homme, comme elle n’a pas été engendrée à partir d’un pied pour qu’elle soit inférieure. Elle est son égale, près du cœur pour être aimée et sous le bras pour être protégée. Jean voit donc dans le côté transpercé de Jésus la naissance de l’Église qui devient le corps mystique de Jésus. Elle est son égale, issue de son cœur pour être aimée et sous le bras pour être protégée. Comme l’homme et la femme constituent l’image parfaite de Dieu dans le Genèse, l’Église est le corps mystique de Jésus qui donne sa vie pour la création entière et non seulement pour le genre humain. Est-ce à dire que l’Église est égale au Christ? C’est ce que semble nous dire l’expérience de Saul alors qu’il va persécuter les chrétiens de Damas. «Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : <Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?> Il répondit : <Qui es-tu Seigneur?> Et lui : <Je suis Jésus que tu persécutes.>» Est-ce que cette affirmation est encore vraie? Peut-on critiquer l’Église sans porter atteinte à Jésus-Christ? Comme l’absence de Dieu engendre les conflits entre l’homme et la femme comme constituants de base à l’humanité, est que les critiques contre l’Église justifie de croire que la mission de Jésus ne tient plus? Qu’il est vraiment mort et que son histoire n’appartient au passé? C’est ce que nous verrons demain soir quand nous aborderons Une crise vaincue par un peuple convaincu! Pour ce soir, continuons à décortiquer la mort de Jésus pour y découvrir ce qu’elle contient encore de vie.