Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Nous n’avons pas assez d’une semaine sainte pour approfondir comme il se doit la mort de Jésus Christ. Il y a trop de choses à voir en même temps.
La trilogie selon saint Jean
Dans l’ensemble de son Évangile, Jean nous monte une trilogie intéressante sur la mission de Jésus. Dans sa catéchèse, le premier miracle de Jésus s’est produit lors des noces à Cana. Il a changé l’eau en vin. Tout au long de son Évangile, les guérisons qui s’ensuivent servent à expliquer la nature de ce premier signe. L’eau est l’élément essentiel à la vie. La mission première de Jésus est de transformer cet élément de base en source de joie. Le bonheur pour Jean est ici et maintenant dans la transformation du quotidien pour ce qu’il contient d'éléments joyeux à transformer. Toute cette démarche le conduira à Jérusalem où il va instituer l’Eucharistie où il va prendre le vin, bénir Dieu pour une telle transformation de la vie en source de joie, le distribuer à ses apôtres en disant : «Prenez et buvez en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi.» Et finalement, le geste ultime selon saint Jean se passe sur la croix où un garde romain perce le côté de Jésus pour s’assurer qu’il est vraiment mort. Il en sort du sang et de l’eau. La trilogie est complète et la mission est consumée : L’eau initiale est changée en vin pour devenir à l’Eucharistie du vin changé en son sang et sur la croix, le sang fait place à de l’eau. Le cycle est à recommencé est là est la mission de l’Église. «Faites ceci en mémoire de moi.»