Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
John Dewey (1859-1952) a écrit une phrase qui interpelle : «C’est une tâche des plus éprouvantes que de changer ses vieilles croyances. L’amour-propre et la vanité regardent comme une faiblesse d’admettre comme fausse une croyance à laquelle nous avons jadis adhéré. Nous nous identifions si fortement à une idée qu’elle devient partie de nous-mêmes, et nous nous portons à sa défense spontanément et nous fermons les yeux et nous nous bouchons les oreilles à tout ce qui lui est différent.»
La vérité de cette affirmation ne tient pas tellement des tenants de l’Église traditionnelle et des traditions qu'Elle a jadis véhiculées, mais bien à l’égard de ceux qui s’opposent aux valeurs de l’Église inspirées par une loi divine. Ces opposants aux valeurs traditionnelles encadrées ont-ils proposé des valeurs plus solides et fondamentales? On ne peut pas nier que les médias nous rendent témoins impuissants de drames humains et familiaux des plus sordides.
Je pense notamment aux abus d’enfant par des parents irresponsables. Dans une même semaine, on nous a présenté aux médias un père qui a assassiné son fils de 4 ans pour ensuite s’enlever la vie, des parents qui ont rendu leur enfant handicapé pour la vie par une maltraitance physique extrême et finalement, un couple qui offre leur enfant pour de la pornographie juvénil. Honnêtement, cela oblige à admettre qu’il y a des valeurs fondamentales qui ont foutu le camp!
En ajoutant à cela la maltraitance aux ainés, force est d’admettre que les débats de société que nous voulons sur l’avortement et l’euthanasie prennent un autre sens. Saurons-nous reconnaître le malaise profond de notre société qui ne sait plus que faire de ceux qui sont trop jeunes pour être rentables et ceux qui sont trop vieux pour être productifs?
Est-ce une franchise désordonnée que de reconnaître qu’il y a des poètes qui savent porter une vérité de fond qui mérite que nous y donnions foi, ne serait-ce que le temps d’une réflexion sérieuse!