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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Anguille sous roche

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L’expression est sur toutes les lèvres. Les arguments ne manquent pas dans les conversations. Qui finance le mouvement de la CLASSE? Des recherches se publient sur les réseaux sociaux. On commence à faire des liens douteux. Pour la première fois dans l’histoire du Québec, les injonctions juridiques sont défiées à profusion. Les juges en perdent leur latin! Qui manipule les ficelles de l’autorité en ce pays?

La gratuité scolaire demandée par la CLASSE est illusoire. La véritable gratuité n’existe pas, même dans le bénévolat. Des bénévoles demandent à se faire rembourser les frais de déplacement. C’est un prix justifiable. D’autres bénévoles assument leur propres frais de déplacement. Ce sont des bénévoles exemplaires car ils paient de leur poche pour rendre service. Le geste est purement gratuit pour la personne aidée, mais il n’y a pas ici de gratuité comme telle. Le prix est payé par l’aideur. Cela va dans le sens du Bon Samaritain des évangiles. Non seulement s’occupe-t-il de la personne blessée, mais il lui paie sa chambre et donne un acompte à l’aubergiste.

Quelque chose nous pend au bout du nez. Nous sommes dans des nuances de gris qui portent à la confusion. Gabriel Nadeau-Dubois a un vocabulaire articulé digne de deux doctorats! Qui lui enseigne ces énoncés à confondre les plus grands intellectuels? Pourquoi refuse-t-il toute allusion à sa personne dans les débats publics? On le fait bien pour les chefs politiques et syndicaux, pourquoi devrait-il être une exception? Une information sur le Net le lie d’amitié avec le frère d’une proche d’Amir Kadhir  de Québec Solidaire. Ce lien intime est-il relié au laxisme du gouvernement à ne pas établir les paramètres de la laïcité recommandée par la commission Bouchard-Taylor? À prime abord, il n’y a rien de religieux comme tel dans les événements qui monopolisent nos médias, on ne peut donc pas parler d’une émergence musulmane comme telle. Mais le parcours ne semble pas encore terminé pour autant.  À quelle réalité sociale serons-nous confrontés dans le détour final? Faute de dialogue équilibré, à quel compromis serons-nous obligés?

On voudrait que la situation sociale dans laquelle on est plongé soit aussi claire et distincte qu’une tache noire sur un drap blanc. Il n’en est pas ainsi. L’action sociale du diocèse de Chicoutimi a pris position publiquement pour les lockoutés de Rio Tinto Alcan à Alma. Le geste est louangé par plusieurs. On y reconnait un mouvement de solidarité de la part de l’Église pour ces employés qui rejettent la sous-traitance. Or en paroisse, nous sommes en période de capitation.  Nous avons reçu d’un donateur un gros ZÉRO comme don car il est un sous-traitant de cette multinationale. Ses contrats sont menacés et il ne désire plus contribuer au financement de sa communauté chrétienne. Rien n’est vraiment gratuit en ce monde. Ceux qui prétendent le contraire ne réalisent pas que d’autres doivent payer une dette qu'ils n'ont jamais contractée. Vive la liberté, mais elle n'est pas pour tous!.

On est loin des évangiles, me diriez-vous. C’est vrai. On est loin aussi du Ressuscité qui envoie ses disciples annoncer une Bonne Nouvelle au monde entier. Serions-nous revenus au bon Jean-Baptiste qui crie dans le désert?

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