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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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À l'école de la vie!

Faut-il se surprendre que les étudiants aient refusé l’entente de principe! Je suis de ceux qui espéraient une solution pacifique à la crise sociale qui sévit actuellement. Il y a longtemps que l’on sait qu’il faut changer des choses. Il fallait que ça arrive un jour. Or, le jour est arrivé.

Il faut dire que la table de négociation présentait un cocktail Molotov important. La majorité des étudiants viennent d’un milieu où ils ont été enfants-rois. Pour la première fois, ils se font dire non à leur revendication et ils ne l'acceptent pas. Ils étaient appuyés à la table par différents groupes syndicaux qui devaient agir comme des mentors. Ces derniers étaient là pour les initier à la négociation.  Comme inspirateurs, ils ont été les premiers à dénoncer l’attitude arrogante du gouvernement par rapport à l’entente. Il faut aussi les comprendre. Ils sont les adversaires du gouvernement lors des conventions collectives à renouveler de la fonction publique. Quand sommes-nous d'accord avec l'adversaire?

À la table de négociation, il y avait aussi les représentants des universités et des cégeps. Leur administration est mise en cause et ils défendent leurs positions respectives. Une meilleure gestion de leur part pourrait assurer l’accessibilité à l’éducation des jeunes à différents niveaux. Ces derniers sont convaincus qu’ils peuvent trouver des moyens de réduire les frais de scolarité à partir de la gestion de ces institutions d’éducation. Comble de tout, dans les manifestations des jeunes se sont introduits des casseurs de grèves qui n’avaient rien à faire avec la revendication des étudiants. Ils ont saccagé et créé des dommages qui ont porté atteinte à la crédibilité des jeunes.

La vie est une école sans grades ni diplômes. Mais qu’on y en apprend comme leçons de vie! Peu importe d’où ils viennent, ils goûtent au dur remède de la réalité. Pour eux, l’éducation est un acquis. Que pouvons-nous faire dans la vie sans une degré universitaire ou collégial? Et pourtant, leur session est compromise. On peut remettre à l’automne prochain la session avortée de l’hiver qui se termine. Mais qu’est-ce qui arrive aux déboursés financières payées en janvier dernier pour une session qui n’a pas eu lieu?

Les vrais révolutionnaires ont sacrifié quelque chose de leur vie pour le bien de l’humanité. Pour les étudiants qui nous concernent, c’est une session académique qu’ils ont sacrifiée. Qu’est-ce que cela va donner? La décision finale appartient au gouvernement Charest. Oui, ce sont des étudiants. Mais ils ne sont plus des enfants. Même les représentants des associations étudiantes sont débordés par la situation. Ils ne s’attendaient pas à de telles réactions des étudiants à la base. Que faut-il en retenir? Franchement, je n’en sais rien.

J’ai confiance en la vie. Selon l’ancien ministre Cournoyer, la crise du FLQ des années 60 était pire. Mais, à ce que j’en sache, les revendicateurs ont rejoint les rangs de la société qui se croit normale. Je pense à fèlquiste Lanctôt qui a ouvert une maison d’édition. Et  combien d’autres qui s’en sont néanmoins bien sortis? Qu’adviendra des jeunes d’aujourd’hui qui veulent changer le monde de la finance et de la corruption? Je n’en sais rien. Mon psy peut ne pas être d’accord avec moi, mais j’ai tendance à faire confiance. Le meilleur est à venir mais on ne sait pas à quoi il ressemblera!

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