Ce matin, l'employée à temps partiel responsable de nos repas me partageait sa situation personnelle quand un début d'incendie a commencé sous un chaudron. Un fond de graisse oublié sur un rond du poêle est à l'origine de ce qui aurait pu devenir une catastrophe. La responsable des repas s'est démenée afin que le système de gicleurs n'entre pas en fonction. Ce faisant, elle a évité un dégât monumental d'un part et l'urgence de vider les lieux et l'intervention des pompiers d'autre part.
Cette expérience, aussi anodine puisse-t-elle être en soi, m'a permis de situer une étape essentielle de ma vie que je ne savais pas encore nommer. Victime d'un faux diagnostique médical et d'un traitement apparemment nécessaire mais potentiellement dangereux peut ressembler à ce fond de graisse oublié parce que non visible. Dans mon cas, les gicleurs de ma vie sont entré en action et ont occasionné des dégâts importants. Il m'a aussi fallu l'intervention des ressources extérieures tels que les sapeurs pompiers. Ce sont les services professionnels que je me suis donné l'automne dernier. Aujourd'hui, je reconnais avoir négliger un début d'incendie affectif et émotif tant j'ai été préoccupé par le repas à venir. Je voulais tellement une entrée réussie, un plat de résistance parfait et un dessert exquis que j'en ai oublié la menace de base.
Je suis maintenant à apprendre à refaire confiance en mes facultés de cuisinier et ce, malgré que j'ai maintenant peur du feu dans ma vie. Tout peut être si fragile qu'un manque d'attention eut tout anéantir. On ne peut pas prendre se reposer dans une situation d'urgence. Mais me faut dorénavant éviter de telles situations. Somme toute, je bénis le Ciel pour avoir survécu à un désastre potentiel. C'est une leçon de vie qui ne s'apprend pas dans les livres.