Dans le cadre de la fête de Pâque, Radio-Canada a diffusé un reportage sur l'avenir d'une communauté de moniale. La diversité des vocations est l'une des richesses de l'Église catholique. À ma connaissance, de tels choix vocationnels n'existe pas ailleurs. La vie moniale consiste à vivre dans un cloître. Une novice parle constamment de joie intérieure. Une autre religieuse a dit: "Si Dieu n'existe pas, nous ne sommes qu'une gang de folles." À cela j'ajoute "des folles joyeuses!"
La vie moniale est centrée sur la contemplation. Mais il y a aussi la vie religieuse identifiée comme semi-contemplative et semi-active. Il y a aussi la vie missionnaire et les communautés apostoliques. Pour ces dernières, nous pouvons penser aux hospitalières et aux enseignantes. Leur apostolat a changé et elles ont plus de difficultés à se resituer dans le monde. Elles ont besoin de ré-inventer leur engagement apostolique. Puis, il y a les communautés mixtes constituées d'hommes et de femmes liés à une même mission.
Cela me rappelle une autre richesse de l'Église. J'ai déjà parlé de la théologie dite d'en haut, issue du témoignage des apôtres et de l'enseignement des Pères de l'Église. Depuis Vatican II, nous parlons aussi de théologie dite d'en bas, issue de l'expérience de la foi éclairée par la Parole de Dieu. On a souvent identifié la théologie dite d'en haut comme étant la théologie catholique et celle dite d'en bas comme la théologie protestante. Et si l'avenir de l'Église reposait sur une théologie oecuménique, c'est-à-dire la jonction des deux théologies dans un esprit d'ouverture réciproque et complémentaire? Ce faisant, nos Eucharisties ne devraient être perçues comme des devoirs et des obligations mais bien comme ce qu'elles sont, la source d'une vie de baptisé, que cette dernière en arrive à s'actualiser sous les différentes formes de vie consacrées ou séculières.