Il ne faut jamais s'habituer à célébrer la résurrection du Christ. C'est l'essence de la foi. C'est un événement unique qui se réalise dans la vie d'un homme ou d'une femme dans des moments les plus inattendus. C'est comme un éclat de lumière dans un ciel sans étoile.
J'ai été surpris par l'assemblée à la célébration. Il y avait beaucoup de gens de différents ethnies. J'ai entendu des chants de louange par une chorale de Burundais. Ils s'accompagnent en tapant des mains. En peu de temps, tous les participants tapaient des mains et accompagnaient la chorale d'un seul coeur. J'ai senti que le Christ est ressuscite pour tous, peu importe la race et les origines. Il y avait beaucoup de jeunes aussi, ce qui m'a surpris pour un centre-ville de Québec. Et dire que le temps froid et venteux n'a pas favoriser le déplacement.
J'ai probablement vécu ce temps fort de la liturgie parce que je ne présidais pas. Je n'avais pas en tête la structure des démarches à vivre. Certes, j'ai joué le rôle de cérémoniaire pour la circonstance, mais ma participation s'est jointe à celles des autres. Le meilleur de la célébration était palpable mais innommable. Il était là dans le regard lumineux de ceux et celles dont la présence ne se mesure pas avec des mots. Christ est ressuscité! Alléluia!