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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Vivre

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Ce matin, je n’avais rien de spécial à écrire. Une amie écrivaine m’avait informé que des moments comme ceux-ci arriveraient. C’est ainsi que j’en étais arrivé à mettre une date en guise de titre. Finalement, en pitonnant mon clavier, j’en suis arrivé à ce titre «vivre». Les choses ne peuvent pas mal aller parce qu’elles ne vont pas à mon goût. Comme cela ne va pas à mon goût mais que ça ne va pas mal, on se contente de dire «ça va». Cela fait aussi partie de la vie. Ça va. On ne sait pas où ou jusqu’où cela ira, mais ça va.

Hier soir, nous avons eu la dernière rencontre des catéchètes. Les membres de l’équipe ont fait un travail superbe. J’aurais voulu faire une fête pour les bénévoles de la paroisse en soulignant leur participation active. Elles n’ont pas voulu. Elles craignaient d`oublier des personnes ou des rôles. Le prétexte était bon car ce sont des situations délicates. Finalement nous allons clôturer l’année de catéchèse en beauté. Il faut toutefois souligner que la présente année leur aura été exceptionnelle. Il leur fallait récupérer l’année où la catéchèse était tombée. On peut crier haut et fort; MISSION ACCOMPLIE. Sans faire le procès de ce qui a manqué, il faut reconnaître l’effort de ce qui s’est accompli cette année.

Le fait que je ne sente pas avoir quelque chose d’intelligent à dire ne m’a pas empêché d’écrire. Ce n’est pas par entêtement. C’est comme la vie. Avoir quelque chose à écrire, c’est avoir quelque chose à faire. Comme si la vie était dans le faire et non dans l’être! J’existe, même si je n’ai pas grand chose à faire comme l’écriture existe même s’il n’y a rien à écrire. 

C’est quand on n’a rien à faire comme tel que les portes de la contemplation s’ouvrent. Regarder sans tout voir, écouter sans tout entendre. Écrire sans tout divulguer. Aller au-delà. Au-delà des regards, au-delà des écoutes, au-delà de l’écrit.

Les temps d’être sont fatigants quand nous ne savons ce que nous sommes que par ce que nous faisons et que nous n’avons rien à faire. Une présence picote mes veines et semble fouetter le sang qui y circule. C’est une vie mouvementée dans le calme mouvement du balancier qui marque le temps; le temps de vivre. Je voudrais écrire sur tout ce que je vois, alors que je n’ai de choses à dire que sur ce que je regarde. Or, je regarde le vide et tout ce qui l’habite. Je voudrais écrire sur tout ce que j’entends, alors que je n’ai de choses à dire que sur ce que j’écoute. Or, j’écoute le silence d’une harmonie sans son. Je voudrais embrasser toute la vie, alors que je ne peux caresser que ce petit peu que je peux vivre. 

En me regardant être, je commence à concevoir un Dieu qui a le sens de l’humour. C’est peut-être un nouveau mot pour décrire le pardon. Pardonner, c’est apprendre à rire de ce qui nous a choqués parce que cela nous a dérangés. Or, on dérange toujours un petit quelque chose qu’on aimerait ranger autrement. Faute de me ranger moi-même, je me laisse déranger par l’Autre. Et le plus grand dérangement, c’est de dire que l’écriture reste belle même si je n’ai rien à écrire. C’est probablement cela aimer : trouver l’écriture tellement belle que je n’ai rien à écrire pour la décrire.

La beauté n’est pas dans l’utilité d’une chose. La beauté est plus que le regard, que l’écoute, que l’écrit. La beauté est un au-delà, là où Dieu m’attend et où je voudrais atteindre. Pourquoi pédaler quand l’énergie de mon mouvement est dans la pente que je descends? Il y a de ces temps de repos qui fatiguent.

Finalement, en revoyant le texte pour ce que les mots y cachent, je découvre la richesse de vivre. Vivre est la nature propre du faire, faire quelque chose que je n’ai pas choisi mais qui ne s’impose pas pour autant. Vivre, c’est une rencontre sans prétexte, sans raison à satisfaire. Vivre n’est pas entêtement mais une forme de vie identifiée. Vivre, c’est contempler les temps dérangeants pour se rencontrer. Vivre, c’est reconnaître, c’est-à-dire, naître avec de nouveau.

Daniel

 

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F
<br /> Cadavres ambulant qui ne savont pas de quel coté tomber, j'aime ,Bravo.<br /> <br /> <br />
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